mercredi 8 septembre 2021

Hasard, contingence et nécessité dans le cours de la nature / Augustin BERQUE



VIIIème symposium du Cercle de Philosophie de la nature  3-5 juin 2021, IPC – Facultés libres de Philosophie et de Psychologie, Paris

Hasard, contingence et nécessité dans le cours de la nature  

à propos de la « science naturelle » d’Imanishi

par Augustin BERQUE

I. Les principes de cursivité et de trajection

Au point actuel, l’évolution reste une énigme. La biologie en a éclairé divers mécanismes, mais ceux-ci n’en montrent qu’avec plus d’évidence que son principe reste obscur. Nombre d’auteurs ont souligné que l’orthodoxie régnante, le néo-darwinisme, s’il contribue à expliquer la stabilisation des espèces, ne rend pas compte de leur évolution. En effet, compte tenu du nombre de combinaisons possibles entre les protéines (soit au moins 10 exposant 130), si ne jouait en la matière que le hasard de la mutation suivi nécessairement de la sélection, il y faudrait mathématiquement plus que l’âge du système solaire, comme le notait déjà François Jacob, et même bien plus, immensément plus que l’âge de l’Univers. Cette hypothèse, seule, est donc purement et simplement absurde. Il y a encore autre chose en jeu, mais nous ne savons pas quoi.  

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Crédits image : Paul Gauguin (1848-1903), Rue à Tahiti, 1891.

mercredi 25 août 2021


Kyoto Smart City Expo - 27 November 2020

Sustainability, Mesology and Overcoming the gap between Eastern and Western ways of thinking


(持続性、風土学と東西思惟の越境)

Message from Augustin BERQUE

I. « Mesology » (Umweltlehre in Uexküll’s sense, fûdogaku in Watsuji’s sense) contains the Greek root meso, which means « middle, between ». The question here is : what is at work between the physical (Galileo’s Earth, which moves) and the phenomenal (Husserl’s Earth, which does not move) ? Both are true, but not on the same plane : Galileo’s Earth is true as a physical reality, Husserl’s Earth is true as a phenomenon (since phenomenally, it is not the Earth, but the sun, the moon and the stars which move around).

II. Onto/logically (logically and ontologically), substance and accidents in metaphysics correspond to subject (S) and predicate (P) in logic, while the logician’s subject (S : what the matter is about) corresponds to the physicist’s object (S : what the observation is about). In principle, then, physical reality is S. Galileo’s Earth is S.

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Crédits image : Felix Valloton, Pont sur le Béal, 1922.

mercredi 11 août 2021


Paru dans Terre sauvage n° 387, Avril 2021, numéro spécial Japon, vénérable nature, p. 16-18

Les Japonais et la nature

Entretien avec Augustin Berque


Terre sauvage : Les Japonais ont-ils une conception de la nature différente de celle des Européens et des Nord-Américains ?

Augustin Berque : « Nature » se dit en japonais shizen, du chinois zìrán 自然, adverbe d’origine taoïste, signifiant « de soi-même ainsi ». À la fin du XIXe siècle, au Japon, le sens de notre substantif « nature » (i.e. le monde objectif, abstraction faite du sujet humain et de l’action humaine) s’est greffé là-dessus , mais la connotation initiale reste prégnante, et cela contribue à expliquer l’ambiguïté des comportements japonais à l’égard de l’environnement. Le premier sinogramme de 自然 est en effet un « soi » où le soi du sujet concerné et celui de la nature peuvent se confondre dans un « cela va de soi » général. Le social et le naturel y sont intimement liés,  comme le révèle par ailleurs le terme fûdo 風土, qui signifie milieu, et dans lequel la nature et la culture sont liées par l’histoire.


TS : La vision occidentale du monde qui oppose nature et culture existe-t-elle au Japon ?

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crédits image

mercredi 28 juillet 2021

Aux trois jardins du Tôkaian / A. Berque

Jardin du Ryogen, Kyoto

Extrait de Augustin Berque, Recouvrance. Retour à la terre et cosmicité en Asie orientale, Bastia, éditions Éoliennes, sous presse. 

Aux trois jardins du Tôkaian

(妙心寺東海庵の三庭 Myôshinji Tôkaian no san tei)

Parmi les trois jardins de l’Ermitage des mers orientales (Tôkaian 東海庵), au monastère de l’Esprit transcendant (Myôshinji 妙心寺), à Kyôto, celui que, pour des raisons de format, l’on trouvera ici en troisième position, se trouve en réalité entre les deux autres : on ne peut pas aller du jardin de l’Inconditionné (Mu no niwa 無の庭) au jardin du Conditionné (Tai no niwa 體の庭), ou l’inverse, sans passer obligatoirement par le jardin de la Trajection (Yû no niwa 用の庭). Cette disposition a été voulue lors de leur aménagement. 

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Crédits image : Jardin du Ryōgen-in (龍源院), Kyoto

mercredi 14 juillet 2021

Partiality in the ontology of mesology

Rodrigo Cáceres

This article aims to articulate and develop an immediate consequence of the mesological perspective (Uexküll’s Umweltlehre, Watsuji’s fûdogaku, Berque’s mésologie) concerning the concept of partiality and its correlates of inclusion and exclusion.

Introduction

The mesological perspective is a paradigm or epistemological perspective that attempts to go beyond the dualisms that characterize western modernity in order to recosmize our place within mediance, i.e. the structural moment of our human existence. In other words, its purpose is to reintegrate the unity of the dynamic coupling and concrescence (growing together) of the individual with its surroundings. This mesological horizon appears as a deep criticism of the notion of an ‘objective universe’ of objects ‘in themselves’ which has taken hold of the western imaginary since the scientific revolution. The same development towards abstraction has also taken place from the side of the subject, mainly through Descartes’ res cogitans, the thinking substance which is independent from its milieu. Against these developments towards the abstraction of both subject and object, alienating them from each other, mesology’s aim is to reconcretize or synthesize the unitary character of mediance, where both subject and object are connected and in constant mutual configuration.

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crédits image : Andre Derain (1880-1954) "Vue de Donnemarie-en-Montois" 

mercredi 21 avril 2021

PARUTION / Augustin Berque


Si le mot « mésologie » date de 1848 et désigne l’« étude des milieux », selon son inventeur Charles Robin, il a depuis acquis une autre dimension méthodologique grâce à Augustin Berque, qui, dépassant le dualisme sujet/objet, n’en fait pas une discipline, mais une perspective qui traverse aussi bien les sciences humaines que les sciences de la nature. Sa connaissance des philosophies grecque, allemande, chinoise, japonaise, lui permet d’enrichir considérablement notre connaissance des interactions entre les éléments constitutifs d’un même ensemble, ce que l’écologie vise, pour saisir en quoi des situations semblables ne sont pas identiques. En cela, ses développements autour des notions de « médiance », « trajection », « écoumène », « milieu » constituent une avancée théorique qui trouve dans les articles ici rassemblés la manifestation de leur pertinence. L’auteur nous invite à le suivre dans des réflexions sur le privé, le public, le commun à l’ère de l’Anthropocène dans un urbain généralisé. Sur ce point, l’analyse comparatiste qu’il mène entre Orient et Occident, s’avère lumineuse tant sur le plan des concepts que sur celui du décryptage de situations existentielles qui voient chacun, chacune, tenter d’inscrire son destin dans un lieu qui l’accueille sans aucunement le juger. Là, le lecteur comprend en quoi l’écoumène est bel et bien la possibilité d’habiter la Terre.
xx

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mardi 23 mars 2021

Reconnect to nature / Augustin Berque

INTERVIEW

Augustin Berque

1. Grâce à votre posture d’interface et d’observateur entre les mondes occidentaux et orientaux, selon vous quels seraient les points de jonction et les points de disjonction sur la relation entre humains et non-humains ? 

Selon les diverses cultures d’Orient et d’Occident, a fortiori si l’on en considère l’histoire, il y a des dizaines de réponses possibles. Au Moyen Âge, l’expression ex Oriente lux, "la lumière vient d’Orient" voulait dire retrouver les textes de la philosophie grecque à travers leurs traductions en arabe, car l’Europe les avait perdus ; mais vu de Chine, l’islam n’a rien d’oriental. Aujourd’hui, « l’Occident » veut dire quelque chose où le christianisme et la civilisation moderne sont liés, et "l’Orient", quelque chose qui va du bouddhisme à l’animisme shintô. C’est dans les deux cas très varié. Je vais donc ici me borner à caricaturer le Japon et la France. Le cogito cartésien, parangon du sujet moderne, proclame qu’il n’a "besoin d’aucun lieu pour être" (Discours de la méthode). C’est le sujet absolu, autosuffisant. Il s’ensuit que tout le reste (hormis ses semblables) est un objet mécanique. Voilà l’essence du dualisme : la coupure entre l’humain et le reste. L’humain nippon est à l’inverse : son expression à tous égards est relationnelle, et le bouddhisme va jusqu’à proclamer que tous les êtres du monde naturel incarnent la bouddhéité (busshô 佛性), alors que le cogito tient de la Bible la conviction que lui, et lui seul, a été créé à l’image de Dieu.

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mercredi 24 février 2021

L’échelle de la Recouvrance / Augustin Berque

 Cet extrait est la conclusion de l'ouvrage d’Augustin Berque, Recouvrance. Retour à la terre et cosmicité en Asie orientale, Bastia, éditions Éoliennes, sous presse.


L’échelle de la Recouvrance

(pour que Terre demeure humaine)



Georgia, Georgia, the whole day through

just an old sweet song

that keeps Georgia on my mind

Ray Charles


Résumé – La modernité s’est écartelée entre la Terre de Husserl (qui ne se meut pas) et la Terre de Galilée (qui se meut), contradictoires mais vraies toutes les deux. Logiquement et ontologiquement incapable de surmonter ce dilemme, le paradigme moderne l’a évacué en niant l’existence de mondes divers, puisque la Terre de Galilée est universelle ; d’où la Sixième Extinction. Devant cette impasse, il s’impose à nous de penser ternairement, non plus binairement : la Terre (S) est une et universelle, mais pour les divers êtres (I, I’, I’’…), elle existe en tant que mondes divers (P, P’, P’’…). D’où les réalités différentes (S-I-P, S-I’-P’, S-I’’-P’’…) qui sur une même planète, depuis 3,8 milliards d’années, ont évolué convivialement en fonction les unes des autres. 


Summary – Modernity quartered itself between Husserl’s Earth (which does not move) and Galileo’s Earth (which moves), both contradictory and true. Logically and ontologically unable to overcome this dilemma, the modern paradigm evacuated it by negating the existence of diverse worlds, since Galileo’s Earth is universal ; hence the Sixth Extinction. Facing this dead end, we have to think ternarily, not any more binarily : the Earth (S) is one and universal, but for the diverse beings (I, I’, I’’…), it exists as diverse worlds (P, P’, P’’…). Hence the different realities (S-I-P, S-I’-P’, S-I’’-P’’…) which, on one and the same planet, for 3.8 billion years, have been convivially evolving depending on each other.


Ce livre centré sur l’Asie orientale, et plus particulièrement sur le Japon, se termine comme on vient de le voir sur une analogie entre Fukuoka, Hésiode et Virgile. Tous trois nous parlent d’agriculture, et chez tous les trois s’exprime, à quelque détour de l’œuvre, cette idée curieuse que le travail de la terre pourrait ou aurait pu n’être pas un labeur. Chez le plus ancien des trois, Hésiode, c’est l’idée qu’à l’Âge d’or, la terre, pourtant cultivée (aroura ἄρουρα), offrait ses fruits « de son propre mouvement » (automatê αὐτομάτη). Là s’exprime un idéal matriciel que nous aurions perdu, en somme, et qui est source de nostalgie. Huit siècles plus tard, ce même idéal, Virgile le voit néanmoins dans les campagnes de son temps, où c’est la terre qui « d’elle-même, spontanément » (ipsa) donne aux paysans une « nourriture facile » (facilem victum). Et près de trois mille ans écoulés depuis Les travaux et les jours, deux mille depuis les Géorgiques, à l’autre bout du monde, Fukuoka dit la même chose : la « méthode naturelle en agriculture » (shizen nôhô 自然農法), c’est une « agriculture facile » (rakunô 楽農). Ici, αὐτομάτη, ipsa et shizen 自然 sont en effet synonymes ; ces mots pourtant différents ne disent pas autre chose que ce « de soi-même ainsi » (zìrán自然) que le taoïsme a idéalisé comme « inartifice » (wúwéi 無為). Wúwéi zìrán無為自然 non seulement vont ensemble, mais sont au fond la même chose : l’inartifice allant de soi-même ainsi dans l’œuvre humaine elle-même. Et chez Fukuoka, le raku 楽 de rakunô 楽農suggère même qu’en fin de compte, réconciliant la nature et l’œuvre humaine dans le non-labeur (le non-labour), cette agriculture-là ne serait autre que le paradis : le « jardin des délices », rakuen 楽園. Ainsi serait bouclée une boucle de la Recouvrance : recouvrance de la terre, recouvrance de la Terre, recouvrance de l’Âge d’or. 


Or s’agit-il bien d’une boucle ?



IconographieNébuleuse dite "de la petite Gemme" (Hubble, 8 déc. 2017). Située dans la constellation du Sagittaire (l'Archer), à environ 6 000 années-lumière de nous. La riche lueur du nuage fait un peu plus d'une demi-année-lumière de diamètre - ce qui est énorme par rapport à sa minuscule étoile centrale - mais cela reste "une petite gemme" à l'échelle cosmique. Son nom d'archive officiel est moins poétique : NGC 6818. 
Credit: ESA/Hubble & NASA, Acknowledgement: Judy Schmidt

mardi 29 décembre 2020

Comment ne plus « tuer le paysage » ? / Berque & Fang

Environnement, engagement esthétique et espace public : l’enjeu du paysage 
Colloque international, Paris, ENGREF, 9-11 mai 2007 

Comment ne plus « tuer le paysage » ? 

Augustin BERQUE et FANG Xiaoling 


1. Une esthétique de la nature 

Le mot chinois shafengjing (殺風景, aujourd’hui écrit plutôt 煞風景), lu sappûkei en japonais, signifie littéralement « tuer (sha 殺) le paysage (fengjing 風景) ». Il a été créé par un poète de la dynastie Tang, Li Shangyin (dit aussi Li Yishan, 813-859), qui établit une liste de choses shafengjing. L’acception originelle de ce terme (prosaïque, vulgaire, sans goût, dépourvu de fengliu 風流 i.e. d’un sens élégant de la nature) reste encore plus ou moins son acception actuelle. Toutefois, beaucoup des scènes que Li Shangyin énumérait comme shafengjing sembleraient aujourd’hui sans rapport avec le paysage. Quelque chose de plus général paraît donc en jeu. C’est ce que nous allons d’abord essayer de saisir, avant d’en venir  plus spécialement à ce qui se rapporte au paysage.


À propos de l'image (détail): 
Titre: 清 石濤(朱若極) 重陽山水圖 軸| / Landscape Painted on the Double Ninth Festival 
Créateur: Shitao (Zhu Ruoji) 
Date de création: 1705 
Lien externe: http://www.metmuseum.org/art/collection/search/49183 
Support: Hanging scroll; ink and color on paper 
Lieu: Metropolitan Museum of Art, New York, NY

mardi 15 décembre 2020

Design des territoires

Introduction à 

Design des territoires

L'enseignement de la biorégion 

Ludovic Duhem et Richard Pereira de Moura (dir.) 

Positions 

Cet ouvrage est un objet multiple, il contient à la fois une introduction au design écosocial des territoires, un programme détaillé pour l’éducation au lieu de vie, un dialogue entre penseurs de la ville sur l’enseignement de la biorégion, un glossaire et une bibliographie. Une telle multiplicité ne trahit pas un manque de positionnement clair par un mélange arbitraire de textes hétérogènes dans leur nature, disparates dans leurs sujets et divergents dans leurs finalités ; elle constitue au contraire un ensemble d’éléments complémentaires contribuant à élaborer un dispositif critique pour reterriorialiser le design par une approche biorégionaliste. Dans le même ordre d’idée, cet ouvrage s’adresse à une multiplicité de lecteurs concernés par ce que l’on fait aujourd’hui des territoires, à savoir les habitants qui y vivent et y circulent, les représentants de la puissance publique qui les organisent et les contrôlent, les agriculteurs qui les cultivent et les modèlent, les entrepreneurs qui les développent et les exploitent, les membres d’associations et les collectifs militants qui les valorisent et les défendent.

mercredi 2 décembre 2020

Livre 4. La mésologie, une éco-phénoménologie, et la subjectité

Date:13 décembre 2019 (Palaiseau, France) 

Durée: 16min 12s 

Équipe de tournage

Direction des entrevues : Frédéric Benjamin Laugrand ; caméra et son: Emmanuel Luce ; contribution de Augustin Berque à la revue Anthropologie et Sociétés.

mercredi 18 novembre 2020

Mail à un étudiant / Augustin Berque - Camille Ringuet

Andy Warhol, Marilyn Diptych (1962, détail)
Le 28/07/2020 à 17:11, Camille Ringuet a écrit :


Cher M. Berque,
Avant toute chose, je vous informe avoir eu connaissance de cette adresse email par le biais du site Écoumène. De ce fait, j'espère que l'adresse en question est destinée aux échanges publics et non privés, si tel n'est pas le cas alors je m'excuse pour cette prise de contact.
Deuxièmement et avant d'exprimer ma question, je tenais très sincèrement à vous remercier pour vos ouvrages, articles et conférences qui m'ont été d'une richesse indispensable tant sur le plan esthétique que sur le plan éthique et aussi j'ose le mot, sur le plan spirituel. L'approche trajective des phénomènes nous enseigne à être au monde, en cela je vous en suis tout à fait reconnaissant.
Je m'appelle Camille Ringuet, je suis étudiant en deuxième année de maitrise de recherches cinématographiques. Je rédige depuis maintenant deux années un mémoire sur une approche du cinéma par les notions de Mujo et de Ku, je me questionne sur l'apparente permanence des rapports que nous entretenons avec les images de cinéma, ainsi que la capacité de ces dernières à se fondre dans les phénomènes, à "retourner à la terre" afin d'éviter de perpétuer l'illusion paradigmatique de l'image en tant qu'image, le "monde du cinéma" ayant "dépassé la réalité en beauté", selon les mots de Warhol suite à la projection de son film "****(four stars)".