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mercredi 25 janvier 2012

Donner lieu au monde / A. Berque

V. Van Gogh, Le semeur au soleil couchant, 1888
(Source : Rijksmuseum Krueller-Mueller, Otterlo)

Donner lieu au monde : la poétique de l'habiter

Actes du colloque de Cerisy-la-Salle

Augustin Berque, Alessia de Biase, Philippe Bonnin (dir.)

Suite à L’Habiter dans sa poétique première, ce livre recueille les actes du colloque tenu en septembre 2009 à Cerisy-la-Salle. Il s’agit à présent de la création, c’est-à-dire de la poïétique d’un monde autre que l’insoutenable monde actuel. Insoutenable, notre monde l’est puisque non viable écologiquement, injustifiable moralement (car de plus en plus inégalitaire), et inacceptable esthétiquement (car il « tue le paysage »). Dans la réarticulation cosmologique du Vrai (ici l’adéquation de notre mode de vie aux capacités de la Terre), du Bien et du Beau, les auteurs ont donc été invités à imaginer un nouveau poème du monde, au delà de la modernité qui l’a fait taire en disjoignant les champs respectifs de la technoscience, de l’éthique et de l’esthétique.

mercredi 26 octobre 2011

Habiter vs habitacle / Augustin Berque

Otto Mueller "Rue de village, le soir"
Otto Mueller "Rue de village, le soir" (v. 1927)
Pour Historiens-Géographes, numéro spécial à l’occasion du Congrès de l’Union Géographique Internationale, Cologne, 2012

Habiter vs habitacle

Par Augustin Berque

Résumé : L'article analyse le parcours intellectuel accompli par le programme décennal de recherche coopérative internationale "L'habitat insoutenable / Unsustainability in human settlements", qui de 2001 à 2010 intéressa une centaine de chercheurs d'une douzaine de pays (de l'Australie au Québec, et de la Chine au Brésil, autour de deux foyers : la France et le Japon). Parti d'une critique de l'urbain diffus (le thème de "la ville insoutenable"), à travers quatre colloques internationaux à Cerisy-la-Salle et cinq ouvrages collectifs (entre autres publications), ce programme s'est clos sur le thème de "la poétique de l'habiter". Autour d'un noyau de géographes et d'architectes, il a concerné de nombreuses disciplines allant de l'ingénierie à l'ontologie. Comment et pourquoi est-on passé, en dix ans, d'une problématique centrée sur l'empreinte écologique de l'urbain diffus à une problématique centrée sur la poétique de l'écoumène, en tant que "l'habitée" (oikoumenê)?