Logos et lemme dans la dynamique des milieux
Compte rendu, par Augustin BERQUE
1. L’intitulé de la séance reprend le titre de l’ouvrage de YAMAUCHI Tokuryû, Rogosu to renma (Logos et lemme, 1974). AB rappelle les circonstances qui l’ont mené à organiser un colloque sur ce thème à Shin Hirayu le 7 juillet 2011, jour du Tanabata 七夕 (actes à paraître dans Ebisu n° 49). Logos et lemme est l’un des grands livres du XXe siècle. Yamauchi, philosophe universel (helléniste, germaniste, sinologue, sanskritiste…) tente d’y jeter un « pont des pies » (鵲橋) entre les principes de la pensée en Occident, qu’il voit dans le logos, et en Orient, qu’il voit dans le lemme.
2. L’idée de fond est que le logos, après les Présocratiques, a tendu à s’émanciper de l’existence en trois étapes – la différence, l’opposition, la contradiction – , pour aboutir avec Aristote à une logique formelle autosuffisante fondée sur les trois principes d’identité, de contradiction et de tiers exclu, où le logos se donne libre cours. Au contraire, la pensée orientale a cherché à préserver l’unité du phénoménal, dépassant pour cela le principe du tiers exclu grâce au tétralemme.

