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mercredi 8 janvier 2020

Logique du lemme et sens dans la nature / Augustin BERQUE


Dom Quixote (Amadeo de Souza-Cardoso, 1914)
Séminaire à l’EHESS, 105 bd Raspail, 75006, salle 1 
séance du lundi 13 janvier 2020, 17-19h

Logique du lemme et sens dans la nature 


par Augustin BERQUE 

Résumé - Dans Rogosu to renma (Logos et lemme, 1974), YAMAUCHI Tokuryû (1890-1982) montre que le tétralemme indien (catuṣkoṭi), qui admet le tiers, doit être centré sur la binégation (ni A ni non-A), laquelle doit ainsi être placée en troisième position après l'affirmation (A) et la négation (non-A), ce qui place en quatrième position la biaffirmation (et A et non-A), et non l'inverse comme on le fait généralement, ce qui ne mène littéralement à rien. Placer le quart lemme en dernier ouvre au contraire à tous les possibles, et au lieu d'une simple énumération, le tétralemme devient ainsi un véritable raisonnement. On tente ici, d’une part, un rapprochement entre ce raisonnement et la théorie de la signification (Bedeutungslehre) chez Jakob von UEXKÜLL (1864-1944), en focalisant la question sur l'opérateur existentiel « en tant que » ; et d’autre part avec la théorie non-darwinienne de l’évolution d’IMANISHI Kinji (1902-1992).

mercredi 16 octobre 2019

Onto/logique du paysage / Augustin Berque

Forest road, Christiansø (Edvard Weie, 1920)
(source)
Colloque « À Qui Appartiennent les Paysages en Asie ? » 
– Université de Tours, 16-18 janvier 2019 – 

Onto/logique du paysage 

et dépassement de la modernité 

par Augustin BERQUE 

Résumé – Que la notion de paysage ne soit apparue qu’à un certain moment de l’histoire (sous les Six Dynasties en Chine, à la Renaissance en Europe) pose un problème insurmontable dans le cadre du paradigme ontologique et logique de la modernité, lequel repose ontologiquement sur le dualisme et logiquement sur le principe du tiers exclu. Il faut, pour concevoir la réalité du paysage, dépasser ce paradigme par la méso-logique de la mésologie, qui inclut le tiers et sursume le dualisme. C’est admettre la binégation : ni A ni non-A (le paysage n’existe pas en soi, et néanmoins ce n’est pas un fantasme) et la biaffirmation ou syllemme : à la fois A et non-A (le paysage est à la fois objectif et subjectif, i.e. trajectif). C’est ce qu’entrevoyait déjà Zong Bing lorsqu’il écrivit, vers 440, que « quant au paysage, tout en ayant substance, il tend vers l’esprit ». On en tirera les leçons pour ce qui concerne aujourd’hui la relation géo/onto/logique de l’Humanité avec la Terre, c’est-à-dire l’écoumène.

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mercredi 25 mars 2015

Les beunes, vallées magnétiques / Augustin Berque

La Vézère à Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
La Vézère à Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil (Dordogne)
(CC Hubert DENIES, 2014, source)
Sédiments 2. Les grands cahiers Périgord patrimoine

Les Beunes, vallées magnétiques

Préface / A. Berque

            Romain Bondonneau, le maître d’œuvre de cet ouvrage, m’a fait l’honneur de me demander une préface pour des vallées que je n’avais jamais vues, ou quasi ; car cela remonte bien loin, et seraient-ils magnétiques, à la longue, les souvenirs s’estompent. Faut-il qu’il m’en souvienne ? Le temps passe, beunes et rivières s’écoulent et passent les auteurs, car ils ont du moins cela en commun avec le temps et avec les rivières, et c’est un sort cosmique : empreint de cosmicité. L’espace-temps, prenons-le donc vers l’amont, à l’inverse des Beunes, lesquelles ont pris le chemin de la Vézère. C’était au Pliocène, nous-dit-on. Âge plus récent que le Miocène, mais moins que le Pléistocène. Et que dire de l’Holocène, voire de l’Anthropocène ! Un vrai scenic railway. C’est sans doute ce qui attira les Beunes – la Grande, la Petite, la toute Petiote, et enfin la Paradoucement beune, ce qui après tout ne veut dire que « ruisseau » dans le jargon des Eyzies, époque assez barbare, et disons même paléolithique dans l’emploi des termes d’hydrographie. 

mercredi 25 juin 2014

Mésologie, de milieu en art

Taxus baccata Didier Rousseau Navarre
Taxus baccata. 1996 Bois polychrome.
(CC) Didier Rousseau Navarre
Conférence inaugurale, Musée de Sartène,
12 juin – 14 septembre 2014
Mésologie, de milieu en art

Augustin Berque

1. Qu’est-ce que la mésologie ?

Le mot mésologie vient du grec mesos, « au milieu, médian », et logia, « théorie », de logos, « discours ». Cela veut donc dire « théorie des milieux ». Comme le rapporte le philosophe des sciences Georges Canguilhem (1904-1995), ce mot a été publiquement proposé le 7 juin 1848, à la séance inaugurale de la Société de biologie, par un jeune médecin disciple d’Auguste Comte, Charles Robin (1821-1885) :

jeudi 29 mai 2014

Qu’est-ce qu’une intériorité nippone ? / Augustin Berque

L’intérieur-extérieur nippon idéalisé au Rikugi kôen (Tokyo)
L’intérieur-extérieur nippon idéalisé au Rikugi kôen (Tokyo).
Cliché Francine Adam, 11 mai 2005.
Société française des architectes / CNRS
Colloque international Le silence habité des maisons
–  23-24 mai 2014, SFA  –
Qu’est-ce qu’une intériorité nippone ?
Augustin Berque

Résumé – Le thème de l’intérieur (uchi ) est au Japon fort prégnant, de la définition de la personne à celle du territoire, en passant par la maison. Dans une conversation ordinaire, suivant l’occasion, le même terme uchi pourra correspondre au français « je », « chez moi », « ma famille », « notre entreprise », etc.. Dans le milieu nippon, la topologie du rapport dedans/dehors s’agence à diverses échelles, investissant l’intériorité du sujet dans des objets divers, ce qui diffère essentiellement de l’abstraction du « je » cartésien, mais traduit un aspect universel de l’habiter humain. 

1. Ce que nous appelons « maison »
Comme en anglais avec house et home, il y a en japonais deux termes courants pour dire « maison » : ie et uchi. Les deux termes peuvent être transcrits par le même sinogramme , qui selon le contexte pourra donc se lire soit ie, soit uchi ; il s’applique toutefois le plus généralement à ie. 

mercredi 16 avril 2014

Poisson
Ebisu n° 49 (printemps-été 2013)
 

Tétralemme et milieu humain

– la mésologie à la lumière de Yamauchi 


par Augustin BERQUE

Résumé – On rapproche les principaux concepts de la mésologie – prise, médiance, trajection… – de la logique du lemme mise en avant par Yamauchi Tokuryû dans Logos et lemme. L’ordre où celui-ci, dans le tétralemme, place la binégation avant la biassertion, en particulier, est rapproché de la définition de la réalité des milieux comme r = S/P (S en tant que P). La logique des milieux (vivants en général ou humains en particulier) serait donc une lemmique.
Mots clefs – Lemme, médiance, milieu, prise, tétralemme, trajection, Yamauchi.

mercredi 24 avril 2013

Humaniser et naturaliser / A. Berque

Quatre saisons, une tête, Arcimboldo
Quatre saisons, une tête, Arcimboldo (1590)
(source)
Institut d’études avancées de Nantes. Conférence, mardi 16 avril 2013
Humaniser la nature, naturaliser l’humain aujourd’hui
par Augustin Berque

Résumé


Cette formule d’inspiration marxienne [0] veut exprimer une triple urgence. Celle, d’abord, de recosmiser notre existence ; car l’exaltation du sujet individuel moderne a entraîné une décosmisation qui à terme est mortelle, aucun être ne pouvant vivre sans un monde commun (kosmos). Celle, ensuite, de reconcrétiser les mots et les choses, en les remettant dans le fil de leur histoire commune (leur croître-ensemble : concrescence) ; car l’arrêt sur objet propre à la modernité aboutit à dépouiller les choses de leur sens, faisant notamment du langage une aporie. Enfin, celle de réembrayer nature et culture, en passant nécessairement par la question du rapport entre histoire et subjectivité, ce à tous les degrés de l’être, allant, par l’évolution, de la vie la plus primitive jusqu’à la conscience la plus humaine. Recosmiser, reconcrétiser, réembrayer : devant ces trois urgences, la pensée occidentale est aujourd’hui plombée par ce qui hier a fait sa force : la structure mère sujet-verbe-complément, qui à partir de la langue a orienté notre logique (avec le modèle sujet-prédicat), notre métaphysique (avec l’identité de l’être) et, de là, notre science (avec l’en-soi de l’objet), toutes fondées sur le double principe d’identité et de tiers exclu, c’est-à-dire sur la forclusion du symbolique. Des exemples tels que la langue japonaise, dont la structure mère était d’un autre genre, ou que le tétralemme développé par les penseurs indiens, qui inclut systématiquement le tiers, nous suggèrent la voie qui nous permettra de dépasser les apories de la modernité.

mercredi 16 janvier 2013

S1 : Logos et lemme / A. Berque

Odilon Redon Papillons
Odilon Redon, Papillons (1910)
(source : MoMa)
Séminaire inaugural MÉSOLOGIQUES – 風土論 – UMWELTLEHRE
 

Logos et lemme dans la dynamique des milieux

Compte rendu, par Augustin BERQUE

1. L’intitulé de la séance reprend le titre de l’ouvrage de YAMAUCHI Tokuryû, Rogosu to renma (Logos et lemme, 1974). AB rappelle les circonstances qui l’ont mené à organiser un colloque sur ce thème à Shin Hirayu le 7 juillet 2011, jour du Tanabata 七夕 (actes à paraître dans Ebisu n° 49). Logos et lemme est l’un des grands livres du XXe siècle. Yamauchi, philosophe universel (helléniste, germaniste, sinologue, sanskritiste…) tente d’y jeter un « pont des pies » (鵲橋) entre les principes de la pensée en Occident, qu’il voit dans le logos, et en Orient, qu’il voit dans le lemme.

2. L’idée de fond est que le logos, après les Présocratiques, a tendu à s’émanciper de l’existence en trois étapes – la différence, l’opposition, la contradiction – , pour aboutir avec Aristote à une logique formelle autosuffisante fondée sur les trois principes d’identité, de contradiction et de tiers exclu, où le logos se donne libre cours. Au contraire, la pensée orientale a cherché à préserver l’unité du phénoménal, dépassant pour cela le principe du tiers exclu grâce au tétralemme.

mercredi 21 novembre 2012

Boucles étranges de l'ontogenèse / A. Berque (english)

Zorns Lemma Hollis Frampton
Zorns Lemma, Hollis Frampton, 1970 (capture d'écran)
University of Tokyo Center for Philosophy Lectures. Komaba Campus, 6 November 2012

Mesology

in the light of Yamanouchi Tokuryû’s Logos and lemma

by Augustin BERQUE


要約 – 風土論の中心概念(手懸り、風土性、通態化…)は山内得立が『ロゴスとレンマ』において提案したレンマの論理と比較される。特に、彼が四句分別における第 三のレンマを二重肯定ではなく、二重否定にしたことは風土論におけるr = S/P(PとしてのS)という現実の定義との類似が指摘される。要するに、人間の風土や生物の環世界の論理はレンマ的論理であろうと推定される。

Abstract – An analogy is drawn between the main concepts of mesology – affordance, mediance, trajection… – and the logic of lemma put forward by Yamanouchi Tokuryu in Logos and lemma. In particular, a comparison is made between the order in which he puts, in the tetralemma, binegation before biassertion, and the definition of the reality of a milieu as r = S/P (S taken as P). The logic of milieux (those of the living in general as well as those of the human in particular) would then be a lemmic.

キワード – 四句分別、通態化、手懸り、風土、風土性、山内得立 、レンマ。
Key words – Affordance, lemma, mediance, milieu, tetralemma, trajection, Yamanouchi.

mercredi 17 octobre 2012

Méso-logique / A. Berque


Henri Rousseau La gitane endormie
Henri Rousseau, La gitane endormie, 1897
(Source)
Colloque international De la nature à la technique : perspectives de la pensée et de la philosophie japonaises contemporaines. Université Laval, 10-12 octobre 2012

La méso-logique des milieux

環世界と風土の中論的論理

par Augustin BERQUE

§ 1. Décentrement de l’univers et recentrement du monde


Qu’entendait Husserl en posant que « l’arché-originaire Terre ne se meut pas » (die Ur-Arche Erde bewegt sich nicht)[1] ? Cette expression figure dans un manuscrit qu’il écrivit en mai 1934, sous le titre « Renversement de la doctrine copernicienne dans l’interprétation de la vision habituelle du monde. L’arché-originaire Terre ne se meut pas. Recherches fondamentales sur l’origine phénoménologique de la corporéité, de la spatialité de la nature au sens premier des sciences de la nature ».

jeudi 12 janvier 2012

Comment souffle l’esprit sur la terre nippone / Augustin Berque

Le Jōmon Sugi (縄文杉) sur l'île de Yakushima
Le Jōmon Sugi (縄文杉) sur l'île de Yakushima
Colloque Spiritualités japonaises. Bruxelles, Palais des Académies, 21-23 septembre 2011

Comment souffle l’esprit sur la terre nippone

par Augustin Berque

Résumé : Le mot qui en japonais désigne un milieu humain, fûdo, s'écrit avec deux sinogrammes associant le vent et la terre. Le vent désigne ici à la fois les phénomènes météorologiques et les moeurs d'un pays, la terre étant quant à elle ce qui fonde et localise tout cela dans la nature. On peut, métaphoriquement, rapprocher ce rapport  terre/vent du rapport entre sujet S (la base substantielle) et prédicat P (la manière insubstantielle de saisir cette base), ainsi que du "litige" (Streit) heideggérien entre terre et monde, voire du rapport nature/culture. Dans ce rapport, la terre S est assumée en tant que monde P. Ce rapport vaut pour tous les milieux humains, dont il produit la réalité (S/P, i.e. S saisi en tant que P). Il est toutefois insaisissable dans le cadre du dualisme occidental moderne classique, pour lequel la terre ne peut être qu'un objet (S) abstrait idéalement de tout prédicat humain (autrement dit un S sans P), que ce dernier soit matériel (tels les systèmes techniques), charnel ou spirituel (tels les systèmes symboliques). La faille logique de ce dualisme, qui absolutise l'objet (i.e. S), est que l'existence même de S suppose nécessairement qu'il soit saisi (prédiqué) en tant que quelque chose par une instance humaine. La "logique du prédicat" mise en avant par Nishida ne combla nullement cette faille ; elle ne fit que culbuter le parti scientifique (l'absolutisation de S) en un parti mystique (l'absolutisation de P). Au delà de cette symétrique impasse, il s'agira ici de sonder la possibilité d'interpréter la constitution de la réalité, et plus spécialement la symbolicité des choses, comme une concrétisation du tétralemme nagarjunien, qui fut introduit au Japon par le bouddhisme du Grand Véhicule et s'y exprima notamment dans le zen.

jeudi 5 janvier 2012

La chôra chez Platon / Augustin Berque

Platon par Raphaël
Platon, détail de L'École d'Athènes, par Raphaël
Paru dans Thierry PAQUOT et Chris YOUNÈS (dir.) Espace et lieu dans la pensée occidentale, Paris, La Découverte, 2012, 316 p., p. 13-27. 

La chôra chez Platon

par Augustin BERQUE

Résumé : Le thème de la chôra dans le Timée de Platon aboutit à une aporie : ce troisième genre d’être, à la fois empreinte et matrice du devenir, et qui n’est ni l’être absolu ni l’être relatif, reste finalement impensable. Il est ici interprété comme le milieu concret où existe l’être relatif. Ce milieu est inintelligible parce qu’il ne relève pas de la raison dont l’idéalisme platonicien est en train d’instaurer le règne, évinçant celui du mythe, autrement dit celui de la symbolicité, comme l’illustrera le bannissement des poètes hors de la République. Dans le symbole en effet, A est toujours aussi non-A, ce que n’admet pas le principe du tiers exclu, qui va gouverner la raison occidentale jusqu’à la découverte de l’intrication quantique. Du même coup, la pensée de la chôra s’est trouvée forclose, au bénéfice du topos aristotélicien. Or les tétralemmes que les logiciens indiens vont mettre au point aux alentours du IIIe siècle permettent justement d’inclure le tiers. Le quatrième lemme en particulier (à la fois A et non-A) correspond justement au symbole. On conclut en postulant que le tétralemme fournit l’armature logique permettant à la raison de reconnaître la concrétude des milieux humains, si longtemps forclose par le principe du tiers exclu. 

mercredi 4 janvier 2012

"Logos et Lemme" de Yamanouchi Tokuryû / Augustin Berque


Yamauchi Tokuryû

YAMANOUCHI Tokuryû, Logos et lemme

( 山内得立著『ロゴスとレンマ』)

Tokyo, Iwanami, 1974, 380 p.
Condensé partiel et commentaire, par Augustin Berque. 

Les insertions entre crochets sont soit des remarques d’A. Berque à propos du texte de Yamanouchi, soit des citations d’autres ouvrages. Tout le texte qui suit est un travail en chantier, ne visant qu’à amorcer des pistes de recherche, donc à ne pas citer. Les traductions rendant diverses terminologies (bouddhiques en particulier) très spécialisées, beaucoup sont à revoir ou à gloser davantage. Certains signes diacritiques du sanscrit ne sont pas notés, donc les transcriptions sont à revoir.

Logique du champ, de l’interdépendance et du milieu / Augustin Berque


Le jardin de la Trajection
Le jardin de la Trajection
(photo d'A. Berque, sous licence CC)
Séminaire Japarchi, 17 décembre 2011, Nichibunken, Kyôto

Logique du champ, de l’interdépendance et du milieu

( 場と縁と風土の論理 )

exposé d’Augustin Berque

NB Cet exposé a été fait en contrepoint aux notices ba , en et fûdo 風土 du Vocabulaire de la spatialité japonaise dirigé par Philippe Bonnin.

I. AB annonce d’abord que la « logique » en question serait plutôt une « lemmique » ou une « méso-logique », faisant le pont entre les mots et les choses, comme il va s’efforcer de le montrer. « Lemmique » vient du grec lemma (du verbe lambanô, prendre). Dans la théorie des milieux humains ou mésologie, cela s’applique aux « prises » que nous avons sur la réalité, et que la réalité a sur nous[1]. Sur le lemme en général, AB renvoie au livre séminal de YAMANOUCHI Tokuryû, Logos et lemme 山内徳立著『ロゴスとレンマ』, 岩波書店, 1974 (condensé en français dans "Logos et Lemme" de Yamanouchi Tokuryû / Augustin Berque).

jeudi 17 novembre 2011

Notices. A propos des termes "en", "fûdo" et "ba" / Augustin Berque

Depuis-vers l'engawa, à Satoyama (Japon) (cc)
Rédigé par Augustin Berque pour le séminaire Japarchi du 17 décembre 2011, Kyôto, Nichibunken.

En 縁 

Comme terme technique de l'architecture, en est synonyme d'engawa 縁側, auquel renvoie directement le dictionnaire de l'architecture ancienne de Takei Toyoji 武井豊治, Kokenchiku jiten 古建築辞典, Tokyo, Rikôgakusha, 1994) pour définir ce dernier comme suit: "partie planchéiée construite du côté extérieur d'une pièce à tatamis". De son côté, le dictionnaire de la Nihon kenchiku gakkai (Kenchikugaku yôgo jiten 建築学用語辞典, Tokyo, Iwanami, 2e éd., 1999) donne d'abord d'en l'équivalent anglais veranda, puis définit le terme comme "partie planchéiée du côté extérieur d'un bâtiment.

vendredi 11 novembre 2011

Les concepts de nature. Chine-Europe, une perspective transculturelle / Augustin Berque


Birds and flowers, detail from a horizontal scroll (Chao Chi)
Birds and flowers, detail from a horizontal scroll (Chao Chi)
Pour East Asian Science, Technology and Medicine, Tübingen.

Review of  Concepts of nature.
A Chinese-European cross cultural perspective
edited by Hans Ulrich Vogel & Günter Dux
with an overview and introduction by Mark Elvin,
Leiden.Boston : Brill, 2010, 566 p.