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mercredi 17 avril 2013

La notion de chose en droit / S. Vanuxem

Le jugement de Pâris Peter Paul Rubens
Le jugement de Pâris (1632-5) Peter Paul Rubens
(source)
Séminaire Mésologique, 12 avril 2013

Pour une approche mésologique de la notion de chose en droit [1]

Sarah Vanuxem 

maître de conférences à l’Université de Nice Sophia Antipolis 
(GREDEG – CREDECO)

A la question « Qu’est-ce qu’une chose ? » le juriste contemporain apporte cette réponse : le terme « chose » signifie les « biens matériels qui existent indépendamment du sujet, dont ils sont un objet de désir, et qui ne ressortissent pas exclusivement au monde juridique (par opposition aux droits) ». Fournie par un usuel – la dernière édition du Lexique des termes juridiques[2] – cette définition est emblématique de la manière dont les juristes se représentent les choses : les choses sont des biens, soit des choses appropriées ou, du moins, susceptibles d’appropriation. Pour autant, les choses ne sont pas tous les biens, mais une espèce seulement de biens : ce sont les biens matériels et, plus précisément, des res corporales, lesquelles n’existent pas seulement en Droit, à l’inverse des droits ou res incorporales, qui n’ont pas d’existence en dehors du Droit et n’existent que par lui. Tandis que les choses ou res corporales ressortissent au donné, les droits ou res incorporels ressortissent au construit. En outre, les choses apparaissent extérieures aux sujets de droit ou personnes.  Les choses ne sont rien d’autre, affirme-t-on sans détour, que des objets de désir, et partant, peut-on imaginer, des matériaux corvéables à merci. Ainsi, les choses apparaissent délibérément opposées aux personnes : ce sont des objets par opposition aux sujets, de simples moyens pour ces fins.

mardi 26 juin 2012

Le retour du local / P. Marmignon

Dans les eaux du Heian Jingu (Carpe)
"Dans les eaux de Heian Jingu"
(Source: (cc) PM, 2000)
Publié dans  Ebisu « Le grand séisme de l’Est du Japon. Fractures et émergences », n°47. Tokyo : MFJ, Printemps/Été 2012
  

Communautés de quartier et associations

Le retour du local après le 11 mars 2011

par Patricia Marmignon

Résumé: Les communautés de quartier sont une particularité nippone. Elles ont évolué au fil du temps. Et, des associations se sont développées depuis 1968. Dans ce processus, et jusqu’au 11 mars 2011, un tournant vers une autonomie locale, et une reconnaissance du droit de l’individu semblaient entamés.

Abstract : Neighbourhood communities and associations – The return of the local after March 11th. Neighbourhood communities are a Japanese particularity. They have changed in time. And, associations have been developed since 1968. In this process, and until March 11th 2011, a change of direction towards a local autonomy, and a recognition of the right of the person seemed to be opened.

要約 町内会とコミュニテ2011311日の後の地域回帰 町内会は日本の特徴である。時間の経過を通して発展をしてきた。そして、コミュニテ1968年から発達した。この過程において2011311日まで、地域自治への転機並びに個人の権利の認知が始められたようである。

mercredi 18 avril 2012

De la démocratie au Japon / Patricia Marmignon

Deep Autumn Yamaguchi Kayo
"Deep Autumn", 1972 / Yamaguchi Kayo

De la démocratie au Japon

-Vers une participation en concertation ?-

Par Patricia Marmignon

Par contraste au droit contractuel français qui repose sur le droit de l’individu, au Japon, il s’agit traditionnellement d’une collaboration fondée sur une morale confucéenne, dans un système globalisant hiérarchisé intégrant les communautés de quartier (chônaikai). Le développement simultané d’associations (komyuniti) est assez récent. Elles apparaissent à la fin des années 1960, et fleurissent depuis le séisme de Kôbe de 1995. À fortiori, le développement du droit juridique est de plus en plus marqué. Mais, si cette tendance semble à priori représenter un pas vers une reconnaissance du droit de l’individu dans les processus de décision relatifs à l’urbanisation, qu’en est-il depuis le 11 mars ?

lundi 3 octobre 2011

La concertation au Japon - Autonomie locale, collaboration et participation / Patricia Marmignon


Le pont du Gard
Le pont du Gard (cc) P. Marmignon
Communication à l’Université d’été « CAUE & Concertation.. pour une vraie participation ! », 7-9 septembre 2011, Site du pont du Gard.

Mots-clés : association ( コミュニテ komyunitî), autonomie locale (地方自治 chihô jichi), collaboration ( 複合化/ コラボレーションfukugô-ka/koraborêshon), communauté de quartier (町内会 chônaikai), initiatives privées (民活 minkatsu), législation ( 法律 hôritsu), mouvement d’habitants ( 住民運動 jûmin undô), participation ( 参加 sanka), urbanisme participatif ( まちづくり machi-zukuri).