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| De ma fenêtre: les collines vers l'ouest et la nappe urbaine qui vient buter contre ((cc) Philippe Bonnin) |
Vivre en lisière
Les effets de lisière
par Philippe BONNIN
Ce sont en fait les bruits de la ville au petit matin, par la fenêtre ouverte, dans le calme de l’aube, qui m’ont fait prendre conscience que rien de ce qui était sensible ici n’échappait aux effets de lisière du lieu. Une topologie urbaine vivante et vécue en quelque sorte.
L’institut où je me trouve depuis bientôt trois mois, et son campus dans lequel j’habite, se trouvent placés tout en lisière de la ville, au sud-ouest, derrière le nouveau site de l’université de Kyoto et son « innovation park » イノベションパーク (à la lisière de la connaissance ?), sur un replat pas encore trop pentu, au pied 山麓 (sanroku ou yama no fumoto) des collines, juste à cet emplacement traditionnel des villages japonais (pour ne pas empiéter sur les surfaces des rizières, profiter des sources et exploiter l’orée des bois, satoyama 里山).
L’institut où je me trouve depuis bientôt trois mois, et son campus dans lequel j’habite, se trouvent placés tout en lisière de la ville, au sud-ouest, derrière le nouveau site de l’université de Kyoto et son « innovation park » イノベションパーク (à la lisière de la connaissance ?), sur un replat pas encore trop pentu, au pied 山麓 (sanroku ou yama no fumoto) des collines, juste à cet emplacement traditionnel des villages japonais (pour ne pas empiéter sur les surfaces des rizières, profiter des sources et exploiter l’orée des bois, satoyama 里山).
