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mardi 31 mars 2015

Mythologie de l'urbain diffus / Augustin Berque

Vue aérienne du domaine de Versailles
Vue aérienne du domaine de Versailles (source)
Proposé aux Annales de géographie, dossier « Habiter : mots et regards croisés »

Mythologie de l’urbain diffus

par Augustin Berque

Résumé. L’article établit la généalogie des mythes qui, en Orient comme en Occident, ont conduit à l’idéalisation de la maison individuelle au plus près de la nature, et ainsi engendré une forme d’habitat insoutenable – non durable écologiquement et injustifiable moralement – : l’urbain diffus.

Abstract.  This article establishes the genealogy of the myths which, in the West as well as in the East, have induced the idealization of the detached house close to nature, and thus produced in the end a form of settlement – a pervasive yet rural-like form of urbanization covering the whole territory – which is both ecologically unsustainable and morally unjustifiable. 

mercredi 24 octobre 2012

Vivre en lisière / P. Bonnin



De ma fenêtre: les collines vers l'ouest  et la nappe urbaine qui vient buter contre
De ma fenêtre: les collines vers l'ouest
 et la nappe urbaine qui vient buter contre ((cc) Philippe Bonnin)

Vivre en lisière

Les effets de lisière

par Philippe BONNIN


Ce sont en fait les bruits de la ville au petit matin, par la fenêtre ouverte, dans le calme de l’aube, qui m’ont fait prendre conscience que rien de ce qui était sensible ici n’échappait aux effets de lisière du lieu. Une topologie urbaine vivante et vécue en quelque sorte.
L’institut où je me trouve depuis bientôt trois mois, et son campus dans lequel j’habite, se trouvent placés tout en lisière de la ville, au sud-ouest, derrière le nouveau site de l’université de Kyoto et son « innovation park » イノベションパーク (à la lisière de la connaissance ?), sur un replat pas encore trop pentu, au pied 山麓 (sanroku ou yama no fumoto) des collines, juste à cet emplacement traditionnel des villages japonais (pour ne pas empiéter sur les surfaces des rizières, profiter des sources et exploiter l’orée des bois, satoyama 里山).

mercredi 28 mars 2012

Paysage urbain / Y. Nussaume

Maisons en arc à Krumau, Egon Schiele
Maisons en arc à Krumau, Egon Schiele, 1912
(source)
135e congrès des sociétés historiques et scientifiques 6-11/03/2010, Neuchâtel 

« Paysage urbain : essence et perception »[1]

Par Yann Nussaume

Résumé : Si l’on consulte le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, on observe qu’un ensemble d’ouvrages, au début des années 1980, commence à valoriser l’expression « paysage urbain » dans leur titre, avec une accélération de son utilisation, aussi bien théorique que familière, à partir des années 2000. Nous prendrons comme hypothèse que son emploi dépasse la simple notion de « cadre de vie et de l’environnement ». Comprendre les villes oblige à penser de nouvelles approches. Ce ne sont plus simplement leurs formes que l’on regarde, leur bâti, leur apparence mais leur essence que l’on interroge dans leurs rapports « ville/nature/histoire ». Mise en avant par des chercheurs comme le géographe Augustin Berque, la complexité de la compréhension que les habitants portent sur leur environnement, selon les cultures et les époques, est devenue un élément clé de la réflexion contemporaine. L’expression « paysage urbain » s’affirme comme essentielle pour décrire les villes qui s’affranchissent des frontières et exposer ces cités étrangères, lointaines, avec leurs différences de milieux (relations qui lient les sociétés à leur environnement).