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| Jean-Jacques Rousseau, vue depuis son pavillon d'Ermenonville, gravure (19e siècle, d'après G.F. Meyer) source |
Les formes végétales et les interactions homme-nature : de Rousseau à quelques idées récentes de la botanique
Luciano Boi (EHESS-CAMS / Équipe de Mésologie)
« Une plante est un chant dont le rythme déploie une forme certaine, et dans l’espace expose un mystère du temps. »
(Paul Valéry, Dialogue de l’arbre, 1943.)
1. Observation, théorisation et la corrélation entre sujet et objet
En face du monde naturel en général et de celui végétal en particulier, il faut beaucoup d’attention, et une méditation particulière, vouées à l’observation et ouvertes à la contemplation en même temps. Il s’agira d’une attention capable d’accueillir d’abord les appels qui viennent des choses avant même de les analyser avec un point de vue arrêté. C’est dire que l’observation ne doit pas se fonder sur des préjugés et encore moins être dictée par des dogmes, encore qu’elle peut s’inspirer de conceptions antérieures et être orientée par des points de vues existants qui nous indiquent seulement la perspective selon laquelle il convient d’observer.
