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vendredi 7 mars 2014

Milieu, morphose, phénomène / Journée d'étude

Jonah and the Whale Pieter Lastman
Jonah and the Whale (1621)
Pieter Lastman | Museum Kunstpalast, Düsseldorf
(source)

Milieu, morphose, phénomène

Journée d’étude

Laboratoire d’éco-anthropologie et d’ethnobiologie, UMR 7206 –  USM 104 du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) en association avec l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

15 mars 2014, de 10 h à 18 h
Amphithéâtre Rouelle
Muséum national d’histoire naturelle, Bâtiment de la Baleine, Jardin des plantes, 47 rue Cuvier, 75005 Paris (métro Jussieu ou Gare d’Austerlitz)
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mercredi 5 mars 2014

Les formes et les interactions / L. Boi

Jean-Jacques Rousseau, vue depuis son pavillon d'Ermenonville gravure
Jean-Jacques Rousseau,
vue depuis son pavillon d'Ermenonville,
gravure (19e siècle, d'après G.F. Meyer)
source

Les formes végétales et les interactions homme-nature : de Rousseau à quelques idées récentes de la botanique

Luciano Boi (EHESS-CAMS / Équipe de Mésologie)

« Une plante est un chant dont le rythme déploie une forme certaine, et dans l’espace expose un mystère du temps. » 
(Paul Valéry, Dialogue de l’arbre, 1943.)

1. Observation, théorisation et la corrélation entre sujet et objet

En face du monde naturel en général et de celui végétal en particulier, il faut beaucoup d’attention, et une méditation particulière, vouées à l’observation et ouvertes à la contemplation en même temps. Il s’agira d’une attention capable d’accueillir d’abord les appels qui viennent des choses avant même de les analyser avec un point de vue arrêté. C’est dire que l’observation ne doit pas se fonder sur des préjugés et encore moins être dictée par des dogmes, encore qu’elle peut s’inspirer de conceptions antérieures et être orientée par des points de vues existants qui nous indiquent seulement la perspective selon laquelle il convient d’observer.

mercredi 27 novembre 2013

Secret / C. Plouviet

Narcisse Le Caravage
Narcisse, Le Caravage (v. 1595)
source
COMPTE RENDU DU SEMINAIRE DU VENDREDI 21 NOVEMBRE 2013

Secret

C. Plouviet

La séance a été consacrée à une présentation éclectique des différentes manières de ne pas exclure le tiers.

La recherche d'un dénominateur commun aux sciences ("dures" et "humaines") et aux arts est au centre de l'attention de Claude Plouviet. En distinguant "phénomènes relationnels" et "interactions identitaires", M. Plouviet recense un vaste panel théorique et artistique des alternatives au TOM (Topos Ontologique Moderne).

Les auteurs et les références sont nombreux, de Stéphane Lupasco à Magritte, du deuxième principe de la thermodynamique à la linguistique de Ferdinand de Saussure, de la mésologie berquienne aux travaux de Jean-Marie Lehn, etc. Nous mettons en ligne le (long) texte qu'il nous a transmis (102p.) ainsi que le fichier ppt qui accompagnait son exposé. 

mercredi 11 avril 2012

Pensée morphologique / Luciano Boi

Summer Evening, Hashimoto Kansetsu
"Summer Evening", Hashimoto Kansetsu, 1941
(Adachi Museum of Art)

Pensée morphologique et interfaces sciences du vivant et sciences humaines

Par Luciano Boi
(EHESS, Centre de Mathématiques et Équipe de Morphologies)

« […] je ne dirais pas que les routes de l’homme traversent le milieu de vie du hérisson mais c’est bien la rencontre de deux histoires : l’homme et le hérisson se retrouvent sur la même route à un moment donné et j’espère bien arriver à freiner et à ne pas écraser le hérisson. » (G. Canguilhem, Connaissance de la vie, Paris, 1966 ; à partir d’un des monologues du mendiant dans l’Électre de Giraudoux.)

Résumé : Nous cherchons à montrer que l’épigenèse, la morphogenèse, l’auto-organisation, les sciences de la complexité, sont des modèles explicatifs qui visent à répondre à la grande énigme de la construction du vivant à l’ère post-génomique. Ces modèles permettraient notamment de montrer que la vie n’est pas contenue dans un programme, mais découle d’une cascade de causalités qui s’enchaînent de manière non linéaire et par des discontinuités qualitatives successives. Par contraste avec le paradigme du « tout génétique », l’épigénétique permet d’appréhender d’une nouvelle manière les interactions entre organismes vivants et milieux naturels et culturels, ainsi que la coappartenance de la diversité et de l’unité du vivant à un même processus historique complexe et changeant.