Affichage des articles dont le libellé est plasticité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est plasticité. Afficher tous les articles

vendredi 6 juin 2014

Sur la symbiose biologique, ou des relations entre vivants et milieux / Luciano Boi

Guêpe sur Epipactis helleborine Pierre la Treiche
Guêpe sur Epipactis helleborine
Pierre la Treiche, 11 juillet 2005
(source)

Sur la symbiose biologique

ou des relations entre vivants et milieux 

Luciano Boi
Résumé : 

Au cours d'un demi siècle (depuis le début des années 1950) la biologie, et tout particulièrement la biologie moléculaire, a considéré l'environnement, plus précisément les milieux naturels et culturels, comme une « extériorité » au vivant, à son développement tout comme à son évolution. Ainsi, la construction d'abord ontogénétique puis phylogénétique des organismes vivants a été coupée de leur histoire naturelle et culturelle.

lundi 20 janvier 2014

Annonce du prochain séminaire

Claude Calame
Le vendredi 24 janvier (amphithéâtre du 105 bd Raspail, 18h) aura lieu un exposé de Claude CALAME, directeur d'études à l'EHESS 

Prométhée généticien? Pour dépasser l'opposition "nature/culture", une perspective anthropopoiétique 


La tradition veut que l'on fasse remonter, par filiation, le concept moderne de "nature", forgé au cours du XVIIIe siècle européen, au concept grec de phusis. Or une approche anthropologique des manifestations de la culture grecque antique implique non seulement un retour aux catégories propres, dans leurs définitions indigène; mais elle implique aussi un retour critique, par le regard oblique qu'elle induit, sur nos propres concepts. Ce cheminement sera proposé pour une analyse généalogique de l'opposition structurale "nature" vs "culture". A partir du concept grec de phusis comme procédure de développement d'un organisme et sur la base des arts interprétatifs que le Prométhée d'Eschyle propose aux hommes mortels pour animer leurs relations signifiantes avec leur environnement, il apparaîtra que le recours au concept postmoderne de plasticité envisagé en génie génétique et en sciences neuronales annule l'opposition structurale entre nature et culture. On pourra dès lors proposer une conception "anthropopoiétique" des relations de l'homme avec son environnement, dans une écologie modelée par ses pratiques sémiotiques. La nature ne peut être que culture.

mercredi 11 avril 2012

Pensée morphologique / Luciano Boi

Summer Evening, Hashimoto Kansetsu
"Summer Evening", Hashimoto Kansetsu, 1941
(Adachi Museum of Art)

Pensée morphologique et interfaces sciences du vivant et sciences humaines

Par Luciano Boi
(EHESS, Centre de Mathématiques et Équipe de Morphologies)

« […] je ne dirais pas que les routes de l’homme traversent le milieu de vie du hérisson mais c’est bien la rencontre de deux histoires : l’homme et le hérisson se retrouvent sur la même route à un moment donné et j’espère bien arriver à freiner et à ne pas écraser le hérisson. » (G. Canguilhem, Connaissance de la vie, Paris, 1966 ; à partir d’un des monologues du mendiant dans l’Électre de Giraudoux.)

Résumé : Nous cherchons à montrer que l’épigenèse, la morphogenèse, l’auto-organisation, les sciences de la complexité, sont des modèles explicatifs qui visent à répondre à la grande énigme de la construction du vivant à l’ère post-génomique. Ces modèles permettraient notamment de montrer que la vie n’est pas contenue dans un programme, mais découle d’une cascade de causalités qui s’enchaînent de manière non linéaire et par des discontinuités qualitatives successives. Par contraste avec le paradigme du « tout génétique », l’épigénétique permet d’appréhender d’une nouvelle manière les interactions entre organismes vivants et milieux naturels et culturels, ainsi que la coappartenance de la diversité et de l’unité du vivant à un même processus historique complexe et changeant. 

mardi 14 février 2012

Forme fluens / Luciano Boi

Le coq  Joan Miró
"Le coq"  (Joan Miró, Paris, mars 1949)

Forme fluens

Notes sur la plasticité et la complexité des formations vivantes

Luciano Boi, EHESS, Paris. 

Résumé : De nombreuses études parues ces dernières années, aussi bien en biologie moléculaire que cellulaire ou évolutive, montrent clairement que la plasticité et la complexité, souvent couplés et agissant de concert, sont deux concepts qui jouent un rôle fondamental dans toutes les étapes de la construction d’organismes adultes individués. Dans cet article nous mettons en évidence quelques-unes de leurs propriétés caractéristiques et la manière dont elles définissent les systèmes vivants. La plasticité est liée essentiellement à la capacité qu’ont ces derniers de remodeler et adapter leur forme à des événements et processus fonctionnels d’importance cruciale pour permettre le développement ontogénétique et phylogénétique des organismes.