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mercredi 18 juillet 2018

Le vivant et son milieu ou d’écologie en mésologie

Escherichia coli, une épi-bactérie
source
Association Opera Mundi, Marseille Cycle « Le vivant dans tous ses états » Conférence du 15 mai 2017 

Le vivant et son milieu 

ou d’écologie en mésologie 

Augustin Berque

Résumé – La mésologie (Umweltlehre) d’Uexküll a montré que le vivant n’est pas une machine, mais un sujet qui interprète le donné environnemental (Umgebung) pour en faire son milieu spécifique (Umwelt). Il en résulte un appareillage (Gegengefüge) réciproque entre le vivant et son milieu : les deux termes sont fonction l’un de l’autre. Watsuji, à propos des milieux humains (fûdo), en a tiré le concept de médiance (fûdosei), qui périme le dualisme moderne. C’est cette perspective transmoderne que la biologie – donc à sa suite l’écologie – est en train de confirmer avec l’épigénétique.

Abstract – Uexküll’s mesology (Umweltlehre) has shown that the living is not a machine, but a subject who interprets the environmental given (Umgebung) so as to make out of it its specific milieu (Umwelt). Thence results a counterfitting (Gegengefüge) between the living and its milieu: the two terms are a function of each other. Concerning human milieux (fûdo), Watsuji defined in this respect the concept of mediance (fûdosei), which outdates modern dualism. It is this transmodern perspective which biology – and subsequently ecology – is now confirming with epigenetics.

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vendredi 6 juin 2014

Sur la symbiose biologique, ou des relations entre vivants et milieux / Luciano Boi

Guêpe sur Epipactis helleborine Pierre la Treiche
Guêpe sur Epipactis helleborine
Pierre la Treiche, 11 juillet 2005
(source)

Sur la symbiose biologique

ou des relations entre vivants et milieux 

Luciano Boi
Résumé : 

Au cours d'un demi siècle (depuis le début des années 1950) la biologie, et tout particulièrement la biologie moléculaire, a considéré l'environnement, plus précisément les milieux naturels et culturels, comme une « extériorité » au vivant, à son développement tout comme à son évolution. Ainsi, la construction d'abord ontogénétique puis phylogénétique des organismes vivants a été coupée de leur histoire naturelle et culturelle.

vendredi 7 mars 2014

Milieu, morphose, phénomène / Journée d'étude

Jonah and the Whale Pieter Lastman
Jonah and the Whale (1621)
Pieter Lastman | Museum Kunstpalast, Düsseldorf
(source)

Milieu, morphose, phénomène

Journée d’étude

Laboratoire d’éco-anthropologie et d’ethnobiologie, UMR 7206 –  USM 104 du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) en association avec l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

15 mars 2014, de 10 h à 18 h
Amphithéâtre Rouelle
Muséum national d’histoire naturelle, Bâtiment de la Baleine, Jardin des plantes, 47 rue Cuvier, 75005 Paris (métro Jussieu ou Gare d’Austerlitz)
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mercredi 11 avril 2012

Pensée morphologique / Luciano Boi

Summer Evening, Hashimoto Kansetsu
"Summer Evening", Hashimoto Kansetsu, 1941
(Adachi Museum of Art)

Pensée morphologique et interfaces sciences du vivant et sciences humaines

Par Luciano Boi
(EHESS, Centre de Mathématiques et Équipe de Morphologies)

« […] je ne dirais pas que les routes de l’homme traversent le milieu de vie du hérisson mais c’est bien la rencontre de deux histoires : l’homme et le hérisson se retrouvent sur la même route à un moment donné et j’espère bien arriver à freiner et à ne pas écraser le hérisson. » (G. Canguilhem, Connaissance de la vie, Paris, 1966 ; à partir d’un des monologues du mendiant dans l’Électre de Giraudoux.)

Résumé : Nous cherchons à montrer que l’épigenèse, la morphogenèse, l’auto-organisation, les sciences de la complexité, sont des modèles explicatifs qui visent à répondre à la grande énigme de la construction du vivant à l’ère post-génomique. Ces modèles permettraient notamment de montrer que la vie n’est pas contenue dans un programme, mais découle d’une cascade de causalités qui s’enchaînent de manière non linéaire et par des discontinuités qualitatives successives. Par contraste avec le paradigme du « tout génétique », l’épigénétique permet d’appréhender d’une nouvelle manière les interactions entre organismes vivants et milieux naturels et culturels, ainsi que la coappartenance de la diversité et de l’unité du vivant à un même processus historique complexe et changeant.