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mercredi 1 juillet 2020

Parution

Cultiver l’urbain, où résident les paradoxes ?

Réflexion mésologique

Ammara Bekkouche

Optant pour une réflexion mésologique en lien avec l’urbanisme, l’ouvrage propose une analyse sur les rapports de médiance et de trajection qui structurent l’Homme et son milieu de vie. Ils englobent la ville et la nature en tant qu’éléments de composition de l’environnement eco-socio-symbolique. La posture adoptée met en gage le concept d’agriculture urbaine en vue d’identifier les caractéristiques des situations paradoxales attenantes. Le paradoxe est ici saisi comme un indicateur de subjectivité trajective pouvant éclairer les procédures de la planification urbaine. Dans cet esprit, l’ambivalence de l’expression « cultiver l’urbain » signale les prémisses de changement de paradigme urbanistique à travers la relation conjecturale urbain/rural selon les principes de l’urbanisme écologique.
L’analyse se focalise sur l’évolution des pratiques d’usage de l’eau et de représentation de l’arbre dans le processus d’anthropisation du site d’Oran. Elle montre comment cette ville méditerranéenne au climat semi-aride, fait face aux difficultés récurrentes qui accentuent la fragilisation de son potentiel naturel et par conséquent humain et spatial. Sachant que l’élément végétal s’inscrit dans le champ des ressources vulnérables menacées par l’urbanisation, la question est de savoir si l’agriculture urbaine peut contribuer à en renforcer la résilience ? Au regard des effets paradoxaux de la technologie et de la modernité sur la société, l’étude conclut sur l’hypothèse des capacités d’agir des citoyens pour innover dans le sens de la créativité écologique. La perspective de les intégrer dans les objectifs d’aménagement spatial, suggère d’articuler les implications sociales à la pluralité des besoins et au sort incertain de l’élément végétal face à la croissance urbaine.

mercredi 10 février 2016

Landscape and the unsustainable urban realm / Augustin Berque

Photographie aérienne du Musée National de Tôkyô
Photographie aérienne du Musée National de Tôkyô
Adriana Veríssimo Serrão, ed.
Thinking and Walking in the Landscape to Build the City

Landscape and the unsustainable urban realm

Augustin Berque

Abstract.  This article establishes the genealogy of the myth which, in the West as well as in the East, has induced the idealization of the detached house close to “nature” in terms of landscape, and thus produced in the end a pervasive form of settlement – a rural-like form of urbanization covering the whole territory – which, being both ecologically unsustainable and morally unjustifiable, is called for this double reason “the unsustainable urban realm”.

mercredi 9 décembre 2015

Les ambiances sensibles / Fabio La Rocca

Vue de toits (effet de neige), de Gustave Caillebotte (1878)
(source)
Exposé au séminaire « Mésologiques » du 13 février 2015 (texte condensé)

Les ambiances sensibles et le milieu existentiel

par Fabio La Rocca


Résumé :
Le quotidien urbain s’invente et se réinvente. Il en résulte que la relation singulière que nous établissons avec les lieux des métropoles est le produit des effets du milieu territorial d’un point de vue symbolique et affectif. L’espace vécu en commun favorise ainsi une identification collective avec le développement d’une diversité de pratiques sensibles qui constitue la variété des ambiances et une forme de narration de la scène urbaine et sociale. Ecouter, sentir, toucher les espaces : une expression sensorielle et sensible qui affecte nos parcours et nos relations au milieu et à sa diversité symbolique. Les ambiances de la vie quotidienne urbaine créent dans leur ensemble une unité significative de construction de lieux de socialité, d’espaces d’émotions, ou bien d’espaces sensibles.

mardi 14 avril 2015

Les ambiances sensibles et le milieu existentiel / Fabio La Rocca

Graffiti à Toulouse
Graffiti à Toulouse (source)
Exposé au séminaire « Mésologiques » du 13 février 2015
(texte condensé)

Les ambiances sensibles et le milieu existentiel

par Fabio La Rocca

Résumé : Le quotidien urbain s’invente et se réinvente. Il en résulte que la relation singulière que nous établissons avec les lieux des métropoles est le produit des effets du milieu territorial d’un point de vue symbolique et affectif. L’espace vécu en commun favorise ainsi une identification collective avec le développement d’une diversité de pratiques sensibles qui constitue la variété des ambiances et une forme de narration de la scène urbaine et sociale. Ecouter, sentir, toucher les espaces : une expression sensorielle et sensible qui affecte nos parcours et nos relations au milieu et à sa diversité symbolique. Les ambiances de la vie quotidienne urbaine créent dans leur ensemble une unité significative de construction de lieux de socialité, d’espaces d’émotions, ou bien d’espaces sensibles. 

mercredi 11 mars 2015

La ville insoutenable / Augustin Berque

Lotissement
 (source)
Colloque ANR PAGODE
Villes et quartiers durables : la place des habitants
Maison des Suds-Pessac, 27 et 28 novembre 2014

La ville insoutenable

par Augustin BERQUE

1. « Insoutenable », mais encore ?
Je remercie les organisateurs du colloque ANR PAGODE « Villes et quartiers durables : la place des habitants » de m’avoir confié cette première conférence plénière sous le titre « La ville insoutenable ». C’était là certainement rendre hommage au programme de recherche décennal (2001-2010) L’habitat insoutenable / Unsustainability in human settlements, dont la première publication collective portait effectivement ce titre : « La ville insoutenable » [1] ; mais je dois immédiatement dissiper un malentendu. Dans l’esprit où ce programme de recherche fut lancé, en 2001, l’« insoutenabilité» en question n’était pas entendue comme étant celle de la ville, mais celle au contraire de ce que, par approximations successives, nous sommes finalement convenus d’appeler « l’urbain diffus » ; c’est-à-dire bien autre chose que la ville dans son acception traditionnelle, cet « assemblage d’un grand nombre de maisons disposées par rues », selon la définition qu’en donnait la première édition du Petit Larousse (1906) ; autre chose, a fortiori, que ce qu’entendait par là l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, et qui correspond plutôt à ce que nous appellerions aujourd’hui une place forte, derrière ses remparts qui l’isolent et la distinguent catégoriquement des campagnes environnantes ; cela exactement pour les mêmes raisons qui ont fait qu’en chinois, c’est le sinogramme chéng  (« muraille », comme dans « la Grande Muraille », Cháng Chéng 長城) qui a historiquement signifié la ville. 

mercredi 4 juin 2014

La biorégion urbaine / Alberto MAGNAGHI



La biorégion urbaineCompte rendu de
Alberto MAGNAGHI
La biorégion urbaine, petit traité sur le territoire bien commun
Paris, Association culturelle Eterotopia France, 2014, 174 p.
Traduit de l’italien par Emmanuelle Bonneau
Courriel : rhizome(at)eterotopiafrance(point)com


            Alberto Magnaghi, né en 1941, architecte et urbaniste, est professeur émérite à l’Université de Florence, où il dirige le Laboratoire du plan d’habitat écologique (Laboratorio di progettazione ecologicadegli insediamenti, LAPEI). Fondateur de l’école territorialiste italienne, il est président de la Société des territorialistes (Società dei territorialisti), qui est une association transdisciplinaire. Il a écrit de nombreux ouvrages, parmi lesquels on pouvait déjà lire en français Le projet local, Liège, Mardaga, 2003, que l’éditeur présente en ces termes sur Internet :

jeudi 20 mars 2014

Milieu urbain et socialité nippone / P. Marmignon

EHESS, Paris, le 14 mars 2014, séminaire "Mésologiques: philosophie des milieux"
Paysage éclectique, Ôsaka, Kita-ku
Paysage éclectique, Ôsaka, Kita-ku
(cc) P. Marmignon, 2000

Milieu urbain et socialité nippone

P. Marmignon

Cette conférence, dans le domaine des « études urbaines » est centrée sur l’interaction entre la socialité et la spatialité urbaine nippone, et porte sur le jeu des acteurs en matière d’aménagements urbains. Il s’agit de présenter « la socialité nippone » à partir du milieu nippon tissé de son histoire dans sa « chaîne trajective », c’est-à-dire, selon Berque, élaborée progressivement de la subjectité, par et dans la relation des Japonais avec leur milieu.