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La mésologie, pourquoi et pour quoi faire ?

Augustin Berque, Nanterre,
2014, 80 p.

Définie en 1848 comme science des milieux, 
la mésologie est née des travaux d’un disciple d’Auguste Comte, le médecin Charles Robin. Sous l’influence de la phénoménologie, elle a été refondée sur d’autres bases au xxe siècle par le naturaliste Jakob von Uexküll – précurseur de l’éthologie et de la biosémiotique – et par le philosophe Tetsurô Watsuji. Tous deux – Uexküll au niveau du vivant en général, Watsuji à celui de l’humain en particulier – introduisent un double principe : d’une part, dans sa relation à l’environnement, l’être n’est pas un objet, mais un sujet qui interprète activement l’environnement pour en élaborer son milieu propre ; d’autre part, le milieu ne doit pas être confondu avec le donné brut de l’environnement. L’environnement fait l’objet de l’écologie, le milieu celui de la mésologie.
Il y a urgence à réembrayer rationnellement l’existence humaine à l’environnement. À force de s’abstraire du monde-objet qu’il s’est donné par le dualisme, le sujet moderne en vient à risquer de se supprimer lui-même. Il a commencé à le faire en ravageant l’environnement qui fonde son propre milieu. Sans mésologie, notre glorieux Anthropocène pourrait bien être bref…

Sommaire :
L’incompréhension première
Le legs du bonze galopant
La médiance
La trajection
Les deux âges de la mésologie
Les chaînes trajectives
La mésologie, pour quoi faire ?

En lire une note de lecture sur Systèmes toponymiques. 

Poétique de la Terre

Histoire naturelle et histoire humaine, essai de mésologie

Augustin Berque, Paris, Belin, 2014, 240 p.

Renaturer la culture, reculturer la nature, par l’histoire : tel est le propos de ce livre. Il ambitionne de surmonter l’opposition que le dualisme moderne a établie entre nature et culture, et par conséquent entre les sciences de la nature et les sciences humaines, en montrant que les limites respectives des traditions de pensée orientale et occidentale peuvent être dépassées rationnellement par une synthèse des avantages respectifs de deux grandes traditions de pensée : l’une qui, en Occident, a mis l’accent sur la conscience individuelle, l’autre qui, en Orient, a mis l’accent sur les liens de la conscience avec le monde.

Cette synthèse est fondée sur le concept de trajection (通態 tsûtai), qui permet de combiner, dans le déroulement historique de chaînes trajectives (通態連鎖 tsûtai rensa), la logique aristotélicienne de l’identité du sujet (主語の論理 shugo no ronri) et la logique nishidienne de l’identité du prédicat (述語の論理 jutsugo no ronri), ou logique du lieu (場所の論理 basho no ronri). Dans ces chaînes trajectives, il y a indéfiniment assomption du sujet substantiel S en prédicat insubstantiel P, et substantialisation de la relation S/P (i.e. S en tant que P) en un nouveau sujet S’ pour un nouveau prédicat P’ ; soit S’/P’, puis S’’/P’’, et ainsi de suite. Concrètement, cette trajection correspond au passage réversible (通い kayoi) entre environnement (環境 kankyô) et milieu (環世界 kansekai), c’est-à-dire entre le donné environnemental brut (ce qu’Uexküll appelle Umgebung, et Watsuji 自然環境 shizen kankyô) et la réalité sensible (S/P) de ce qu’Uexküll appelle Umwelt, et Watsuji 風土 fûdo.

Le concept de chaîne trajective permet également de faire la synthèse des deux grandes ailes de la pensée selon Yamauchi Tokuryû, l’aile orientale fondée sur le lemme, et l’aile occidentale fondée sur le logos. L’abstraction propre au logos permet seule l’objectivation nécessaire aux sciences modernes de la nature, tandis que la concrétude propre au lemme permet seule de prendre en compte à la fois, dans le syllemme (le prendre-ensemble, notamment par le symbole) de A 即 soku non-A (A en tant que non-A, i.e. A est/n’est pas non-A), l’existence du sujet et celle de l’objet. Le déroulement historique de la chaîne trajective permet ainsi de saisir rationnellement la réalité apparemment irrationnelle du S en tant que P, c’est-à-dire concrètement de l’Umgebung als Umwelt, ou du自然環境即風土 shizen kankyô soku fûdo, i.e. de l’environnement en tant que milieu.

Cette synthèse permet de refonder, au-delà du dualisme moderne classique (celui de Descartes et de Newton), une mésologie (Umweltlehre, 風土学 fûdogaku) en accord avec la physique contemporaine, qui comme l’a montré Heisenberg porte sur larelation à la nature plutôt que sur la nature comme objet, ainsi qu’avec l’accent que la biologie met aujourd’hui sur la dynamique épigénétique plutôt que sur l’identité du seul génome. Le livre réexamine sur ces bases la théorie de l’évolution, et notamment l’antagonisme entre l’orthodoxie néo-darwinienne et la science naturante (自然学 shizengaku) d’Imanishi Kinji. Il conclut sur la perspective du développement, au XXIe siècle, d’une bioherméneutique prenant en compte le sens de son milieu pour tout être vivant, et la possibilité, pour l’être humain, de poursuivre indéfiniment l’œuvre de la nature.

http://lectures.revues.org/13938Vocabulaire de la spatialité japonaise

Philippe Bonnin, Nishida Masatsugu, Inaga Shigemi (dir.),
Paris, CNRS, 2014, 605 p., 
préface d'Augustin Berque

Ce Vocabulaire de la spatialité japonaise est le résultat d’un projet ambitieux, porté par le réseau franco-japonais JAPARCHI. Élaboré depuis une demi-douzaine d’années, il a réuni soixante-quatre auteurs, tous spécialistes du Japon ou Japonais eux-mêmes, et attachés à la question si fascinante et si particulière de la spatialité au Japon. L’ouvrage s’emploie à faire partager au lecteur, par petites touches, sous forme de 199 courts textes, les notions-clefs de la culture japonaise de l’espace, de l’architecture, des jardins, du pavillon de thé, des temples, sanctuaires shintôs et palais, autant que des simples hameaux et maisons populaires, de la ville dense ou des quartiers animés, du mobilier jusqu’aux aménagements du territoire, des origines anciennes jusqu’aux développements les plus contemporains, de l’espace pictural aux avatars de l’urbanité. Chacune de ces notices invite à découvrir ou à comprendre mieux, à visiter sur le terrain les lieux et les monuments, les réalisations ou les dispositifs exemplaires, grâce notamment à une importante iconographie. Des indications savamment choisies «pour en savoir plus » permettent au lecteur de prolonger sa quête, et un ensemble d’index lui facilitent la consultation et conduisent sa recherche.


https://www.infolio.ch/livre/l%E2%80%99esprit-des-villes-2014.htmL' esprit des villes 

2014, Collectif Rhapsode 
Thierry Paquot

La planète s’urbanise. Le rendez-vous annuel que veut être L’esprit des villes veillera à associer toutes les disciplines et indisciplines, tous les points de vue, tous les genres dans un objet résolument non académique, une «revue-ville» dans laquelle on se balladera et cueillera études et informations, découvertes et expériences, enthousiasmes et colères, combats et utopies, et ce à l’échelle planétaire.

 

Morphologie de l’Invisible

Transformations d’objets, formes de l’espace, singularités phénoménales et pensée diagrammatique (topologie, physique, biologie, sémiotique) 

Luciano Boi , Presses Universitaires de Limoges (PULIM), 2011, 282 p. 


Quatrième de couverture : Le propos de ce livre est de montrer que les nœuds, les singularités et les diagrammes sont des ingrédients essentiels d’une morphogenèse et d’une sémantique des formes. Les opérations (avec leurs règles) et les transformations (avec leurs lois) que l’on fait agir sur les nœuds, les singularités et les diagrammes sont à même d’engendrer ce qu’il convient d’appeler une pensée plastique des formes. De plus, ces mêmes opérations et transformations et les mouvements qu’elles engendrent ont la capacité d’investir notre propre champ d’actions, de perceptions et de représentations en produisant ainsi des effets de sens variés (morphologiques, phénoménologiques, symboliques). Notre étude se focalise sur les relations entre cette action plastique complexe des formes et les différents effets de sens qui en résultent. Ce travail se veut une tentative de dégager une réflexion à la fois théorique et empirique sur les modes de transformation et sémantisation des choses et des événements qui les font advenir. Nous y développons une recherche susceptible d’introduire une différence significative dans le champ du savoir, et qui va peut-être permettre un accès à d’autres articulations de la connaissance et à des figures singulières de la réalité. Nous visons dans cet ouvrage à offrir des « aperçus » originaux (encore que partiels) sur ce qui passe aux interfaces des processus naturels et des processus de signification, des morphologies spatio-temporelles et des dynamiques présidant à la constitution des formes. Loin de poursuivre un idéal de complétude scientifique et de systématisation philosophique, nous cherchons bien plutôt à rendre compte de l’incomplétude inhérente à la dynamique même des choses et également du mouvement toujours inachevé d’individuation qui le rapproche à d’autres niveaux d’une réalité en permanent devenir et oscillant entre stabilités et instabilités. Pour nous, la réalité et ses formes doit être saisie par l’intuition créatrice dans ses transformations dynamiques intrinsèques, et être comprise sous la perspective de ses possibles stratifications qui font sens. Nous proposons que les opérateurs d’une pensée plastique soient conçus comme des dispositifs d’une sémiodynamique de l’espace et du temps qui, dès lors, pourrait être envisagée comme l’étude des analogies et des homologies complexes entre les formes et leurs significations. Loin de se limiter à offrir une image du monde tel qu’il nous apparaît, les transformations à l’œuvre dans les phénomènes permettent d’accéder à de nouveaux modèles de la réalité, à une sorte de processus d’objectivation signifiante de cette même réalité qui en restitue l’ensemble des changements de sa structure interne et les modes de constitution de sa forme globale.
 

Donner lieu au monde : la poétique de l'habiter

Actes du colloque de Cerisy-la-Salle

Augustin Berque, Alessia de Biase, Philippe Bonnin (dir.), Paris, Donner Lieu, 2012, 404 p. 


Suite à L’Habiter dans sa poétique première, ce livre recueille les actes du colloque tenu en septembre 2009 à Cerisy-la-Salle. Il s’agit à présent de la création, c’est-à-dire de la poïétique d’un monde autre que l’insoutenable monde actuel. Insoutenable, notre monde l’est puisque non viable écologiquement, injustifiable moralement (car de plus en plus inégalitaire), et inacceptable esthétiquement (car il « tue le paysage »). Dans la réarticulation cosmologique du Vrai (ici l’adéquation de notre mode de vie aux capacités de la Terre), du Bien et du Beau, les auteurs ont donc été invités à imaginer un nouveau poème du monde, au delà de la modernité qui l’a fait taire en disjoignant les champs respectifs de la technoscience, de l’éthique et de l’esthétique.
 

The Quantum Vacuum 

Luciano BOI, Baltimore, The John Hopkins University Press, 2011, 222 p.


Argument : A vacuum, classically understood, contains nothing. The quantum vacuum, on the other hand, is a seething cauldron of nothingness : particles pairs going in and out of existence continuously and rapidly while exerting influence over an enormous range of scales. (...) Beyond the physics and mathematics of the quantum vacuum, Boi offers a profoundly philosophical interpretation of the concept. Plato and Aristotle did not believe a vacuum was possible. How could nothing be something, they asked? Boi traces the evolution of the quantum vacuum from an abstract concept in ancient Greece to its fundamental role in quantum field theory and string theory in modern times. (...). Feuilleter un extrait.
 

Fûdo. Le milieu humain 

WATSUJI Tetsurô, traduction et commentaire par Augustin Berque, avec le concours de Pauline Couteau et Kuroda Akinobu, Paris, Editions du CNRS, 2011.


Argument : Watsuji Tetsurô (1889-1960) est l’un des plus grands noms de la philosophie japonaise contemporaine. Fûdo, son oeuvre majeure, analyse la relation spécifique entre cultures et environnement. Le point de vue de Watsuji est radicalement neuf. Écartant le déterminisme environnemental, qui considère de l’extérieur le rapport entre nature et culture, il se place au contraire d’un point de vue herméneutique : c’est de l’intérieur qu’il saisit la manière dont les hommes vivent leur environnement et comment leurs créations expriment cette relation. Watsuji fait là oeuvre de pionnier.
Outre sa construction théorique, que cristallise le concept révolutionnaire de fûdosei (médiance), le texte de Watsuji est une extraordinaire plongée intuitive dans le vécu des milieux humains, des fraîches matinées du printemps japonais aux mornes journées d’hiver de l’Europe occidentale, en passant par les plaines immenses de la Chine du Nord, la moiteur des nuits de Singapour, les montagnes décharnées du désert arabique, les eaux trop « arides » de la Méditerranée…
Recension par Régis Poulet (Revue Des Revues) : "Le lieu et le milieu".
 

Histoire de l'habitat idéal

De l'Orient vers l'Occident

Augustin BERQUE, Paris, Le Félin, 2010.

 

Argument : « C’est l’histoire des raisons pour lesquelles la société urbaine des pays riches en est venue à idéaliser le modèle de l’habitation individuelle au plus près de la nature. » De ses plus anciennes expressions mythologiques jusqu’à l’urbain diffus contemporain, cette histoire couvre plus de trois millénaires. Elle aboutit aujourd’hui à un paradoxe insoutenable : la quête de « la nature » détruit son objet même : la nature. Associée à l’automobile, la maison individuelle est effectivement devenue le motif directeur d’un genre de vie dont l’empreinte écologique démesurée entraîne une surconsommation, insoutenable à long terme, des ressources de la nature.

Les deux premières parties de l’ouvrage sont historiques. Elles portent principalement sur l’Asie orientale, où est apparue la notion de paysage, tout en opérant de multiples recoupements avec l’Europe, et en montrant la confluence, à partir du xviiie siècle, des diverses filiations d’où est issu l’idéal de l’habitation hors de la ville, au sein de « la nature ».

La troisième partie porte sur les tendances générales de l’habitat contemporain dans les pays riches (Amérique du Nord, Europe occidentale, Japon…) en soulignant leur double effet sur la nature : externe (sur l’environnement) et interne (sur les fondements ontologiques de l’être humain).

Dépassant le clivage Orient-Occident, ce livre montre les analogies profondes qui, là comme ailleurs, instituent d’un même mouvement la personne et l’écoumène, la relation de l’humanité à l’étendue terrestre.
 

Milieu et identité humaine

Notes pour un dépassement de la modernité

Augustin BERQUE, Paris, Donner lieu, 2010.

 

Argument : Pourquoi et sur quelles bases envisager aujourd’hui un dépassement de la modernité ? Le textes ici réunis pour la première fois cherchent à répondre à cette question, en nous permettant aussi d’approcher et de découvrir les enjeux majeurs soulevés par la réflexion d’Augustin Berque : de la géographie et de l’orientalisme comme pratiques d’une vie ; du paysage comme expression de notre relation cosmogénétique ; de l’écoumène comme réalité existentielle de notre identité humaine ; du patrimoine comme problème ontologique ; et enfin, du cyborg comme métaphore d’une existence insoutenable et déshumanisée. C’est cette ampleur de perspectives, et l’esprit éminemment comparatif qui l’accompagne, que ce livre veut proposer aux lecteurs.
 

La création de l'urbain

Paysage urbain et socialité à Ôsaka depuis Meiji (1868)

Patricia MARMIGNON, Sarrebrück, Editions universitaires européennes, 2010. 

 

Argument : Cet ouvrage s’inscrit dans la pluridisciplinarité de l’urbanisme et s’appuie sur les travaux des différents acteurs de ce champ, japonais et occidentaux. Il est dans la lignée de la géographie culturelle berquienne. L’hypothèse est de considérer le paysage urbain et sa planification comme vecteur, ou plus précisément, comme instrument de socialité. (lire la suite)












Propositions de lecture




La force du vide

Essai de métaphysique

Frédéric NEF, Paris, Seuil, 2011, 340 p.

 

Argument : De la philosophie au langage courant, la notion de vide occupe une place centrale dans la pensée contemporaine. A la fois abîme, néant, absence de matière, nihilisme moral, vide cosmique, ses significations sont plurielles et les disciplines qui l'analysent multiples. Ainsi, si "la nature a horreur du vide", tout comme l'économie, qui prône l'accumulation des biens, la mystique est en revanche une pratique du vide et de l'anéantissement de soi. Au delà de l'examen de ces différents usages du concept de vide qu'il propose, le dessein de cet ouvrage est de défendre la possibilité d'une métaphysique qui ne soit ni religieuse ni séparée de la politique, mais qui fasse droit à l'existence du vide. Cette reconnaissance irait à l'encontre de tous les systèmes assujettissants, marqués par une domination du théologique sur le politique ou un nihilisme dénué de sens.
 

La nature en politique 

ou l'enjeu philosophique de l'écologie, 

Dominique BOURG (Dir.), Paris, L'Harmattan, 1993.







En ligne




      Références bibliographiques 

      (archives des séminaire)


      24 Mars 2011 (date du séminaire  auquel réfèrent ces corpus bibliographiques)
      - Augustin BERQUE, Histoire de l'habitat idéal. De l'Orient vers l'Occident, Paris, le Félin, 2010.
      - Id., Du geste à la cité. Formes urbaines et lien social au Japon, Paris, Gallimard, 1993.
      - Luc BUREAU, Entre l'Eden et l'Utopie. Les fondements imaginaires de l'espace québécois, Montréal, Québec-Amérique, 1984.
      - Alexandre-Ph. LAGOPOULOS, Urbanisme et sémiotique dans les sociétés pré-industrielles, Paris, Anthropos, 1995.
      - Frédéric OBRINGER, Fengshui. L’art d’habiter la terre, Arles, Philippe Picquier, 2001.
      - Jean-Bernard RACINE, La ville entre Dieu et les hommes, Paris, Anthropos/Economica, 1993.
      - Virgilio VERCELLONI, La cité idéale en Occident, Paris, le Félin, 1996.
      - Jean-Jacques WUNENBURGER et Valentina TIRLONI (dir.) Esthétiques de l'espace. Occident et Orient, Paris, Mimesis, 2010. 
      - Francisco VARELA, Evan THOMPSON, Eleanor ROSCH, L'Inscription corporelle de l'esprit. Sciences cognitives et expérience humaine, Paris, Seuil, 1993.


      28 janvier 2011
      - Augustin BERQUE, Du geste à la cité. Formes urbaines et lien social au Japon, Paris, Gallimard, 1993.
      - Augustin BERQUE avec Maurice SAUZET, Le sens de l'espace au Japon. Vivre, penser, bâtir, Paris, Arguments, 2004.
      - Patricia MARMIGNON, La création de l'urbain. Paysage urbain et socialité à Ôsaka depuis Meiji (1868), Sarrebrück, Editions universitaires européennes, 2010.

      27 Janvier 2011 (A. Berque)
      - Augustin BERQUE, avec Maurice SAUZET, Le sens de l'espace au Japon. Vivre, penser, bâtir. Paris, Arguments, 2004.
      - James J. GIBSON, The ecological approach to visual perception, Boston, Houghton Mifflin, 1979.
      - Jacob von UEXKÜLL, Mondes animaux et monde humain, Paris, Pocket-Denoël, 1965 (1934).

      21 janvier 2011 (Augustin Berque)
      - Augustin BERQUE, Le Sauvage et l’artifice. Les Japonais devant la nature, Paris, Gallimard, 1997 (1986).
          - Id. Écoumène. Introduction à l’étude des milieux humains, Paris, Belin, 2009 (2000).
          - Id. Histoire de l’habitat idéal. De l’Orient vers l’Occident, Paris, Le Félin, 2010.
      - Georges CANGUILHEM, La Connaissance de la vie, Paris, Vrin, 2009 (1965).
      - IMANISHI Kinji, A Japanese view of nature : the world of living things, Londres, Routledge, 2002 (生物の世界, 1941).
          - Id. 今西錦司著『主体性の進化論』(La Subjectité dans l’évolution), Tokyo, Chûôkôron, 1980.
      - MORI Mikisaburô 森三樹三朗著『無為自然の思想』(La pensée de l’inartifice naturel), Tokyo, Jinbun shoin, 1992.
      - NIWA Fumio 丹羽文夫著『日本的自然観の方法.今西生態学の意味するもの』(La méthode japonaise en sciences naturelles. Ce que signifie l’écologie d’Imanishi), Tokyo, Nôbunkyô, 1993.
      - Jacob von UEXKÜLL, Mondes animaux et monde humain, Paris, Denoël, 1965 (1934).
      - Hans Ulrich VOGEL & Günter DUUS (dir.) Concepts of nature. A Chinese-European cross-cultural perspective, Leiden, Brill, 2010.

      18 janvier 2011
      F. Affergan, S. Borutti, C. Calame, U. Fabietti, M. Kilani, F. Remotti, Figures de l’humain. Les représentations de l’anthropologie, Paris (Editions de l’EHESS) 2003, 360 pp.
      C. Calame, «Nature et culture», in S. Mesure & P. Savidan (éds), Le Dictionnaire des sciences humaines, Paris (PUF) 2006 : 818-821
      C. Calame (éd.), Identités de l’individu contemporain, Paris (Textuel) 2008, 160 pp.
      C. Calame, Prométhée généticien. Profits techniques et usages de métaphores, Paris (Les Belles Lettres – Encre Marine) 2010, 204 pp.

      13 Janvier 2011 (A. Berque)
      WATSUJI Tetsurô, Fûdo. Le milieu humain, Paris, Editions du CNRS, 2011 (1935).
      André LEROI-GOURHAN, Le Geste et la parole, Paris, Albin Michel, 1964 (2 vol.).
      Augustin BERQUE, Milieu et identité humaine. Notes pour un dépassement de la modernité, Paris, Donner lieu, 2010.

      7 janvier 2011 (A. Berque)
      Augustin BERQUE, Etre humains sur la Terre. Principes d'éthique de l'écoumène, Paris, Gallimard, 1996.
      Virginie MARIS, Philosophie de la biodiversité. Petite éthique pour une nature en péril, Paris, Buchet-Chastel, 2010.

      6 janvier 2011
      Augustin BERQUE, Le sauvage et l'artifice. Les Japonais devant la nature, Paris, Gallimard, 1997 (1986).
      - "Le japonais", p. 240-250 dans Jean-François MATTÉI (dir.)Encyclopédie philosophique universelle, IV : le Discours philosophique, Paris, PUF, 1996.
      - Ecoumène. Introduction à l'étude des milieux humains, Paris, Belin, 2009 (2000).
      - Le sens de l'espace au Japon. Vivre, penser, bâtir (avec Maurice Sauzet), Paris, Arguments, 2006.
      - Milieu et identité humaine. Notes pour un dépassement de la modernité, Paris, Donner lieu, 2010.

      10 décembre (A. Berque)
      Augustin BERQUE, Être humains sur la Terre. Principes d'éthique de l'écoumène, Paris, Gallimard, 1996.
      François JULLIEN, Fonder la morale. Dialogue de Mencius avec un philosophe des lumières, Paris, Grasset, 1995.

      9 décembre (A. Berque)
      Augustin BERQUE, Médiance. De milieux en paysages, Paris, Belin, 1990, 2000.
      Augustin BERQUE, La pensée paysagère, Paris, Archibooks, 2008.
      Augustin BERQUE, Milieu et identité humaine. Notes pour un dépassement de la modernité, Paris, Donner lieu, 2010.
      Thierry PAQUOT et Chris YOUNES (dir.), Philosophie de l'environnement et milieu urbain, Paris, La Découverte, 2010.
      Jacob von UEXKÜLL, Milieu animal et milieu humain, Paris, Rivages, 2010 (1956).
      WATSUJI Tetsurô, Fûdo. Le milieu humain, Paris, Editions du CNRS, à paraître en février 2011.

      3 décembre (séance A. Berque)
      Augustin BERQUE, Ecoumène. Introduction à l'étude des milieux humains, Paris, Belin, 2000 (chap. 2 : "Monde").
      Frans DE WAAL, Primates et philosophes, Paris, Le Pommier, 2006.
      Jean-François GAUTIER, L'Univers existe-t-il ?, Arles, Actes Sud, 1994.
      Ilya PRIGOGINE (dir.), L'Homme devant l'incertain, Paris, Odile Jacob, 2001.

      19 novembre (séance A. Berque)
      Augustin BERQUE, Être humains sur la Terre. Principes d'éthique de l'écoumène, Paris, Gallimard, 1996.
      Pierre HADOT, Études de philosophie ancienne, Paris, les Belles Lettres, 1998 (chap. XIV sur la notion de « poème du monde »).
      Arne NAESS, Ecologie, communauté et style de vie, Paris, MF, 2008.
      Kenneth WHITE, Lettre de Locquémeau, p. 85-98 dans Communications, n°87, 2010, Autour du lieu. (à propos de la géopoétique et de la cosmopoétique).
      YAMAUCHI Tokuryû 山内得立, Rogosu to renma 『ロゴスとレンマ』(Logos et lemme), Tokyo, Iwanami, 1974.

      16 novembre (exposé A. Berque)
      Augustin BERQUE, Ecoumène. Introduction à l'étude des milieux humains, Paris, Belin, 2000, 2009.
      IMANISHI Kinji, Seibutsu no sekai 生物の世界 (Le Monde du vivant), Tokyo, Kôdansha, 1972 (1941). Version anglaise A Japanese View of Nature. The World of Living Things, traduit par Pamela Asquith et al., Londres, Routledge.
      UEXKÜLL Jacob von, Mondes animaux et monde humain, Paris, Denoël, 1965 (Streifzüge durch die Umwelten von Tieren und Menschen, 1956).
      WATSUJI Tetsurô, Fûdo, Tokyo, Iwanami, 1979 (1935). Version allemande Fudo. Der Zusammenhang zwischen Klima und Kultur, traduit par Dora Fischer-Barnicol et Okochi Ryôgi, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1992. Version espagnole Antropología del paisaje. Climas, culturas y religiones, traduit par Juan Masiá et Anselmo Mataix, Salamanque, Sigueme, 2006. Eviter la version anglaise, très inexacte. Version française à paraître en février 2011 aux éditions du CNRS.

      06 octobre (journée d'étude)
      ATLAN, H., La fin du « tout génétique » ? Vers de nouveaux paradigmes en biologie, Éditions de l’INRA, Paris, 1999.
      BERQUE, A., Le Sauvage et l'artifice. Les Japonais devant la nature, Paris, Gallimard, 1986, 1997.
      BERQUE, A. (dir.), Logique du lieu et dépassement de la modernité, Bruxelles, Ousia, 2000, 2 vol.
      BERQUE, A., Histoire de l'habitat idéal. De l'Orient vers l'Occident, Paris, Le Félin, 2010.
      CALAME, C., Interprétation et traduction des cultures. Les catégories de la pensée et du discours anthropologique, L’Homme(Paris) 163, 2002, pp. 51-78 ;
      CALAME, Claude, Masques d’autorité. Fiction et pragmatique dans la poétique grecque antique, Paris (Les Belles Lettres) 2005 chap. VIII ;
      CALAME, C., Prométhé généticien. Profits techniques et usages de métaphores, Paris (Les Belles Lettres: Encre Marine) 2010
      LEWONTIN, C.R., Gène, organisme et environnement, Editions du Seuil, Paris, 2001.
      THOM, R ., Stabilité structurelle et morphogenèse. Pour une théorie générale des modèles, Benjamin, Boston, 1972.
      WADDINGTON, C.H., Genes and organisers, London, 1950.

      04 octobre (séminaire inaugural)
      DIAMOND Jared, De l'inégalité parmi les sociétés, Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire, Paris, Gallimard, 2000) (Guns, Germs, and Steel - The Fates of Human Societies, 1999).
      FEBVRE Lucien, La terre et l'évolution humaine. Introduction géographique à l'histoire, Paris, Albin Michel, 1922.HIPPOCRATE, Airs, eaux, lieux, Paris, Payot & Rivages, 1996.JACOB, F., Les jeux des possibles, Fayard, Paris, 1981.
      MAY, R.M., Stability and complexity in model ecosystems, Princeton University Press, Princeton, 1974.
      NICOLIS, G., et I. PRIGOGINE, À la rencontre du complexe, PUF, Paris, 1992.
      THOM, R., Paraboles et catastrophes, Flammarion, Paris, 1985.