| Shinshū Asama-yama shinkei, Hiroshige II (1859) (source) |
Kôgen, chorologie, senjôchi, fûsui
par Augustin BERQUE
Kôgen 高原
Hautes terres, plateau
Ce mot est composé des deux éléments « haut » (高) et « plaine » (原). Il a été introduit en japonais vers 1900 pour traduire les mots anglais highlands, plateau, table-land. Il n’y a pas stricte correspondance avec l’idée de plateau. Des toponymes tels que Shiga kôgen 志賀高原, Yachiho kôgen 八千穂高原, etc., indiquent plutôt que l’on est dans une région montagneuse mais pas trop escarpée, où l’hiver on peut faire du ski, et l’été fuir les chaleurs de la plaine (v. hishochi 避暑地, station d’été). Tel Karuizawa 軽井沢, sur le piémont du volcan Asama 浅間, qui sous Meiji devint le rendez-vous estival de la bonne société, Britanniques en tête, et a évolué depuis en zone de villégiature, bessôchi 別荘地. La notion de kôgen est ainsi liée au développement moderne du tourisme. Une mention spéciale est due aux hautes terres de Nasu, Nasu kôgen, où depuis 1926 la maison impériale a une villa d’été, Nasu kôgen goyôtei 那須高原御用邸.
